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C dans l'air


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 17h50 sur France 5

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– Le gouvernement essaye d'ailleurs un peu de les opposer. Il essaie de dire que ce sont les gentils qui manifestent pour le climat, alors que ceux qui le sont moins détruisent les boutiques sur les Champs-Elysées... En réalité, ce sont deux problèmes qui s'additionnent pour le gouvernement.
On a vu que les "gilets jaunes", c'était né d'un problème d'environnement, la taxe carbone, qui n'était pas supportable. Quand on a le souci d'environnement très fort dans la rue et les soucis de pouvoir d'achat très forts sur les ronds-points, ce sont deux problèmes un peu contradictoires.
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– A. de Tarlé : Justement, c'est une contrainte ou un atout, ces manifestations pour sauver la planète? Le gouvernement peut s'appuyer dessus pourjustifier des mesures impopulaires?
– A.-L. Barral: Le mouvement veut sauver la planète mais il appelle aussi à la justice sociale. Il veut montrer qu'il ne s'oppose pas aux "gilets jaunes". C'est très ingrat, en fait, de faire de la politique Quand vous prenez une décision en tant que politique pour interdire un produit mauvais pour l'environnement, vous n'êtes jamais remercié par les électeurs 20 ans après, lorsque l'air est de meilleure qualité et lorsque l'eau est potable! En revanche, vous êtes face à tous ceux qui utilisent le produit et qui ne sont pas contents...
Avec la taxe carbone, on voulait rendre les énergies fossiles plus Mais on les utilise encore dans les carburants! Cela va peut-être améliorer la qualité de l'air mais aujourd'hui, ceux qui les utilisent sont ceux qui vont payer plus cher. C'est donc plus injuste pour les plus pauvres et c'est le noeud du problème pour le gouvernement. Comment faire pour prendre une décision acceptable par tous, qui soit pour tout le monde, alors qu'elle est plus facile à supporter pour des gens plus aisés et pour des entreprises?
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