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Le peuple de l'anaconda et moi


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 15h05 sur France 5

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– On trouve des traces de ces cochons sauvages un peu partout. Et elles sont toutes fraîches. Mais ça me fait un peu bizarre d'être avec des types qui n'ont qu'une idée en tête, tuer ! Tuer un animal. Et le pire, c'est que c'est contagieux. On se prend facilement au jeu. En tout cas, moi, je suis sûr qu'à l'intérieur de chaque être humain, plutôt de chaque homme, ily a un chasseur qui sommeille. C'est une excitation. Un frisson. La promesse d'un repas à venir. C'est un sentiment très puissant. Ils avancent super vite ! Les Huaorani ont vraiment un physique parfaitement adapté à cet environnement. Ils sont petits et costauds. Ils se faufilent sous les branches alors que moi, je les enjambe. Et ils arrivent à se déplacer vite sans faire de bruit. Moi, j'ai plus de mal. Je n'arrive pas à suivre etje suis totalement perdu. On marche, mais je ne sais pas si on avance tout droit ou si on tourne en rond. On est peut-être dans le marais de tout à l'heure. Je m'enfonce. Quelle galère ! (Ils m'ont demandé de ne pas faire de bruit. Ils ont dû rattraper (les cochons.) Ça grouine. (Vous entendez ?) Un Huaorani crie.
– Je les ai perdus de vue. Ils sont tous partis en courant. Bon... je suis tout seul, là. J'entends des voix par là-bas. Oh là là !J'en mène pas large. Je me retrouve seul et ça me fait peur.
– Par ici !
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– Je me demande pourquoi ils crient. Peut-être qu'ils en ont attrapé un. J'obtiens vite une réponse
– Je l'ai transpercé. Mais j'ai pas réussi à l'immobiliser. Je l'ai touché sur le côté.
– Un pécari blessé peut être très dangereux. Le cochon s'est enfui mais la lance est plantée dedans. On se déploie pour le retrouver. Ils parlent.
– Je l'entends ! Il est caché sous un arbre. Il est toujours vivant !
– Ça y est, il l'a eu.
– C'est un mâle. Il est mort.
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