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Chicago

Les dessous de


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 13h15 sur France 5

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– C'est une entreprise colossale. Sur une piste d'atterrissage, aucun droit à l'erreur. On cherche à limiter les retards dus à la météo.
– Les températures élevées gênent les gros avions.
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– Voilà un 777. Quand il fait très chaud, il lui faut davantage de longueur de piste pour atteindre
– La portance est la force qui fait décoller l'avion du sol grâce à une différence locale de pression. Par forte chaleur, l'air se dilate et offre moins de soutien à l'appareil. Pour permettre le décollage, il est nécessaire d'acquérir plus de vitesse et donc de parcourir une plus grande distance.
Pendant une canicule, un 777 avec son chargement a besoin de 10% d'élan supplémentaire. Pour décoller, il lui faut une piste de plus de 3km. L'aéroport O'Hare comporte huit pistes. Une seule est assez longue pour que les appareils les plus lourds puissent décoller en cas de fortes chaleurs.
– Cette piste fait 4 kilomètres. Décoller est souvent très difficile. Cet avion a dépassé les 3km et il n'a toujours pas décollé. Ça aurait été trop juste sur les autres pistes.
– Dans le cadre de la modernisation de l'aéroport, une nouvelle piste sera construite. C'est une opération compliquée. Il faut mettre en place plusieurs couches de matériaux sur une profondeur d'un mètre. La couche supérieure est constituée de 45cm de béton ultra résistant.
En dessous, on trouve 15cm d'asphalte. Puis une couche poreuse permettant d'évacuer les excès d'eau de pluie. Enfin, 30cm de terre mélangée à de la chaux pour éviter que toute la structure s'affaisse. Grâce à ces couches, les pistes de l'aéroport O'Hare comptent parmi les plus résistantes des Etats-Unis. Dans ce laboratoire situé dans l'Illinois, on contrôle la solidité du béton. On construit ici des sections expérimentales d'une piste pour vérifier sa résistance.
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