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C dans l'air


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 5h25 sur France 5

– Rien n'était figé. Il y avaitjuste la déclaration comme quoi il était compliqué et donc impossible de restaurer une frontière dure entre l'Irlande du Nord et l'Irlande... Ily a cette frontière qui bloque. L'accord de retrait est interprété à des fins politiques par les politiciens britanniques et par les parlementaires britanniques. En réalité, il n'y a rien dans cet accord sinon cet engagement de principe selon lequel il ne faut pas rétablir de frontières dures, car ça créerait plus de problèmes que de solutions. On ne sait pas quelva être l'accord qui va être trouvé sur les échanges économiques, les transferts de personnes. Si ça se trouve, le Royaume-Uni resterait dans une union douanière où ily aurait un accord de libre-échange qui permettrait d'éviter qu'une frontière dure soit restaurée. ily a juste cet engagement à ne pas restaurer de frontière. Il y a certains éléments essentiels mais minimaux par rapport à tous les problèmes techniques et les dossiers à gérer sur le retrait. La déclaration future, c'était l'idée qu'au 29 mars, le Royaume-Uni sera officiellement sorti de l'UE, mais qu'il en gardera toutes les prérogatives. On négocie dossier par dossier. Quand on trouve un accord, il s'applique et, au bout d'un an, le Royaume-Uni est plus dehors que dedans. Et on sort progressivement.
– A.de Tarlé: Y a-t-il du ressentiment en Grande-Bretagne contre ce bloc européen, particulièrement contre les Français?
– Philippe Turle : Je vais vous expliquer la mentalité britannique vis-à-vis de l'Europe. Ce n'est pas seulement contre la France. Ça dépend avec qui vous parlez. Dans la presse de droite, l'Europe, c'est tout ce qui est mauvais, pourri, ce qui nous empêche de faire ce qu'on veut. Une partie de la population britannique a toujours cette fierté d'avoir été à la tête du plus grand empire du monde, d'avoir gagné la Seconde Guerre mondiale et d'être la plus ancienne démocratie du monde. Elle se dit: "Que doit-on à l'Europe? L'Europe nous doit quelque chose." "On n'a pas à être dirigés par des gens à Bruxelles. On veut récupérer notre indépendance.