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C dans l'air


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 5h25 sur France 5

– Ils pouvaient s'offrir le plaisir d'être d'extrême gauche. J.Corbyn n'a pas compris que dans la situation actuelle, il peut être appelé à diriger le pays. Son programme ne doit plus satisfaire un noyau dur de militants, mais répondre aux exigences de l'avenir du pays.
– A.de Tarlé: J.Corbyn, le leader travailliste.
– J.-M.Daniel: Il n'est pas dans cette logique. Il n'est pas en train de refaire du parti travailliste un parti de gouvernement. Ily a toujours les indépendantistes écossais en embuscade. On les entend assez peu pour l'instant. Ils ont pris position en disant qu'ils voulaient rester dans l'Europe. Ils ont dit qu'ils allaient redemander un référendum. Ils ont perdu le référendum précédent sur l'indépendance de l'Ecosse. Ils veulent un référendum sur la base de l'information nouvelle que constitue le Brexit. De nouveau, le Royaume-Uni va être... Il n'est pas impossible que la reine d'Angleterre, un jour, aura besoin d'un passeport avec un visa des autorités écossaises. Vous imaginez l'évolution de ce pays qui, ily a encore un siècle, contrôlait un quart de l'humanité. Il peut se retrouver à ne plus avoir de responsabilités...
– A.de Tarlé: Le démantèlement du Royaume-Uni avec l'Angleterre... On perdrait l'Ecosse et l'Irlande du Nord.
– J.-M.Daniel: Ils perdraient l'Ecosse mais l'Irlande du Nord resterait dans le Royaume-Uni.
– A.de Tarlé: Face à cette difficulté... E.Macron est très ferme. Il a dit que c'était "non négociable". M.Barnier est assez ferme aussi. On a l'impression que les Français ne sont pas flexibles pour essayer d'améliorer la situation. Il n'y a pas une main tendue des Européens pour aider les Anglais à se sortir de la situation ô combien embarrassante.
– S.Matelly: On ne sait pas ce que veulent les Anglais, en réalité. Dans l'accord de retrait... La solution trouvée en novembre dernier avec cet accord de retrait est une déclaration sur la future relation. C'était quelque chose d'ingénieux de la part des Européens et des Britanniques. Les 2 parties ont négocié. ily avait le minimum vital. Engagement financier du Royaume-Uni au moment du départ, le backstop sur l'Irlande.