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C dans l'air


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 5h25 sur France 5

– qu'ils sont expulsés, victimes d'une aversion à l'égard des Européens, qui les chassent. Ils avaient même annoncé qu'ils voulaient le faire assez vite, dans des conditions à clarifier, mais relativement rapidement, pour retrouver une situation stable. Ça a entraîné une confusion. Le taux d'intérêt à 10 ans sur la dette publique britannique continue à baisser. Les marchés ne paniquent pas.
– A.de Tarlé: Peut-être parce qu'ils ne comprennent plus rien à cette histoire de Brexit.
– J.-M.Daniel: La livre sterling est plutôt en train de s'apprécier. On pensait à un massacre sur la livre sterling mais finalement... Elle était à 1,10 euro l'été dernier. Elle vient de passer gaillardement le 1,17 euro. Les marchés estiment que ce qu'il y a d'intéressant dans l'attitude britannique, c'est le pragmatisme. Quelque part, les Anglais gèrent tout ça au bord du gouffre. Ils vont signer un texte. Certains évoquent la paix d'Amiens. Dès que le texte avait été signé, il avait été démoli progressivement, sous Napoléon. Là, on se dit qu'ils vont finir par signer le texte avec des Européens et que le lendemain, ils vont recommencer la négociation pour le défaire progressivement.
– A.de Tarlé: Ils vont signer un texte avec les Européens. Ily a quelque chose d'extraordinaire dans ce Brexit: les Européens... Il y a une chose sur laquelle nous sommes restés unis: le dossier du Brexit. Tous contre les Anglais!
– S.Matelly: Tout à fait. Pas tous contre les Anglais, mais l'idée qu'il fallait avoir une position ferme pour éviter que d'autres pays soient tentés par la sortie. Si vous sortez et que vous tirez plus avantage à sortir qu'à rester dans l'UE, d'autres risquent d'être tentés. Rappelez-vous les pays dans certains partis politiques, et pas des moindres, affichaient la volonté de sortir de l'euro ou de quitter l'UE. Ce n'était pas juste une hypothèse. C'était une possibilité qu'à terme, certains pays réclament de sortir également. Les Britanniques y ont cru un instant en pensant que si d'autres pays les rejoignaient, on recréerait quelque chose ensemble.