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C dans l'air


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 5h25 sur France 5

– Les Anglais n'ont pas mesuré ce qu'ils avaient obtenu. Ils ont lâché la proie pour l'ombre.
– D.Mo' l'si: Le dindon britannique est le dindon européen. C'est un processus perdant-perdant.
– A.de Tarlé: L'Europe est affaiblie sans la Grande-Bretagne?
– D.Mo' l'si: Oui, car elle perd un temps fou sur cette question. Contrairement à ce que pensent les Britanniques, être un grand Singapour, quand on a été un grand empire, ce n'est peut-être pas un idéal extraordinaire.
– A.de Tarlé: Question.
– Philippe Turle : La frontière irlandaise est le plus gros problème dans ces négociations. Ce qui bloque, c'est que personne n'est d'accord.
– A.de Tarlé: Il y a des postures politiciennes?
– Philippe Turle : Comment expliquer ça? Vous avez l'aile droite, qui veut absolument partir sans accord. C'est le parti conservateur, celui de T.May. De l'autre côté, il y a ceux qui veulent plutôt un Brexit ouvert. Et puis, ily a ceux qui ne veulent pas le Brexit. Le parti travailliste est complètement divisé aussi pour les mêmes raisons. Vous avez J.Corbyn, eurosceptique, mais qui l'a toujours été. Il a toujours voté contre toutes les propositions européennes pour la Grande-Bretagne. Il a toujours dit non. Comment voulez-vous que comme chef de l'opposition, il soit un personnage énergique qui va contre T.May qui oeuvre pour le Brexit? Dans les partis, vous avez 2 leaders qui ont volé dans leur propre parti, une aile droite et une aile gauche, avec des idées opposées. Ils n'arrivent pas à être d'accord. C'est une version miniature de ce qui se passe partout dans le pays entre ceux qui sont d'accord et ceux qui ne sont pas d'accord. La frontière irlandaise, c'est la cerise sur le gâteau. Ils ne savent pas comment régler la situation.
– S.Matelly: Dans ce traité, il y a à la fois trop de choses et pas assez. Ily a le backstop, la frontière irlandaise, mais rien sur les futures relations commerciales et stratégiques. Les Britanniques sont très divisés sur tous les dossiers. T.May a pensé qu'elle pouvait solutionner les choses en se donnant du temps et en ayant cet accord a minima avec l'essentiel, mais pas grand-chose, et négocier au fur et à mesure, mais les brexiteurs ont compris que ça nous engageait sur un Brexit qui pouvait prendre une vingtaine d'années, voire plus.