logo Le moteur de recherche de la télé

C dans l'air


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 5h25 sur France 5

– D.Mo' l'si: Sur la question du vote des Pakistanais, ily a une dimension identitaire essentielle. Pour l'immigré qui vient du Pakistan, du Bangladesh, voter en faveur du Brexit, c'est une sorte de certificat. "Je suis plus anglais que certains Anglais." A l'inverse, ily a une forme de paternalisme chez les autres Britanniques qui disent: "Ce sont des immigrés, mais ce sont les nôtres, puisqu'ils viennent du Commonwealth, contrairement aux Polonais." Mais sur les 3 cercles, ily a un problème majeur: ily en a un qui ne fonctionne plus du tout: le grand frère américain. Or, on quitte l'Europe au moment où le grand frère américain quitte le monde. On se retrouve un peu seuls.
– A.de Tarlé: C'est pas de chance pour les Anglais. C'est un mauvais timing.
– Philippe Turle : Ily a quelque chose de très important dans cette histoire. Ily a eu tromperie sur la marchandise. Pendant la campagne pour le référendum, si on votait pour le Brexit, on allait pouvoir contrôler l'immigration. La réponse est non. On ne pourra pas plus contrôler l'immigration qu'on ne le fait déjà. Les immigrés qui viennent illégalement en Grande-Bretagne, quand on parle de la Jungle de Calais, le Brexit ne changera rien par rapport à ce problème. Ils vont continuer à venir en Grande-Bretagne de façon illégale. Concernant les ressortissants de l'UE, les textes existent dans l'UE pour que des ressortissants qui viennent comme un Français, peuvent rester 3 mois. Si après 3 mois, ils n'ont pas l'argent nécessaire pour vivre dans ce pays ou s'ils n'ont pas de travail, on peut leur demander de rentrer chez eux. Ca, on n'en parle jamais. On n'en a jamais entendu parler Souvent, ça n'a pas été mis en oeuvre comme ça aurait dû l'être avant que la campagne sur les référendums ait lieu en 2016.
– A.de Tarlé: 300 000 Français vivent Pour eux aussi, le Brexit est synonyme d'angoisse, qu'ils soient étudiants, chefs d'entreprise ou salariés. L'absence d'accord entre Bruxelles et Londres risque de changer leur vie. Certains ont décidé de demander la nationalité britannique.
– Marie-Christine vit à Londres avec son mari depuis 10 ans.