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Etoiles de légende

Les grands du rire


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 13h30 sur France 3

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– Il y a une grande économie de moyens. Il y a plusieurs choses. Une grande économie et une grande concentration. C'est très curieux à voir.
– Dalida: Je dois dire que mes chansons, je ne peux pas expliquer comment je les travaille... C'est moi qui les mets en scène. Mais quand j'écoute une chanson, je peux dire même que je la danse avant. Parce que la danse, ce n'est pas simplement faire des pas.
C'est un mouvement, même quand on marche. Ça devient beau ou pas beau. C'est tout en mouvement. Je laisse aller mon corps. Il fait ce qu'il veut. C'est assez curieux, ce que je vous explique. Je le laisse aller librement et les gestes viennent tous seuls. Il y a ceux que je garde et les autres que j'élimine. J'essaie d'être objective vis-à-vis de moi-même etj'élimine petit à petit. C'est comme une sorte de strip-tease. Il reste simplement le nécessaire. Il reste ce qu'il faut, pas plus.
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– Ce qui est finalement le contraire du laisser-aller.
– Dalida: Oui. C'est toujours comme ça. Il faut faire beaucoup d'efforts pour ne plus faire d'efforts
– Pour avoir une carrière aussi brillante et soutenue, il faut plus que de la chance, plus que du talent, il faut de la personnalité. Je suis ravie. Vous êtes un mythe.
– Dalida: Finalement, en ce qui me concerne, je me remets toujours en question, parce que je ne pense pas qu'on est arrivé. On n'est jamais arrivé. C'est peut-être pour cela que ça dure. Si je devais me définir, à part de dire que je suis un parlement, je dirais aussi que je suis une éternelle élève.
Je vais vous raconter. Avant de vous quitter. L'histoire d'un petit village près de Napoli. Nous étions 4 amis. Au bal tous les samedis. Ajouer et à chanter toute la nuit. Giorgio à la guitare. Sandro à la mandoline. Moi, je dansais en frappant du tambourin. Et tous ceux qui venaient. C'était pour écouter. Celui qui faisait battre tous les coeurs. Et quand il arrivait. La foule s'écriait. Arriva, Gigi l'Amoroso. Croqueur d'amour. L'oeil de velours. Comme une caresse. Gigi l'Amoroso. Toujours vainqueur. Parfois sans-coeur. Mais jamais sans tendresse.
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