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Depuis Bordeaux

On a la solution


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 10h50 sur France 3

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– La maladie ne va pas pouvoir se propager.
– Il existe déjà des traitements bio pour les vignes?
– Oui, depuis assez longtemps. Notamment le cuivre. Mais le cuivre a des inconvénients liés au fait que la molécule n'est pas biodégradable. Le cuivre reste dans les sols et à terme, il peut provoquer des toxicités.
– Pourquoi y a-t-il beaucoup de bacs de différentes couleurs?
– Ce sont des bacs où on fait pousser cette microalgue. Ici, c'est un bac dans lequel on a inoculé il y a 3 ou 4 jours. Ici, vous avez un bac dans lequel l'inoculation a été faite il y a déjà plus de 10jours. On voit la différence.
– De couleur.
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– La microalgue s'est multipliée, au point que l'eau ici devient carrément brune.
– Avec cette quantité de microalgues, quelle surface de vignes peut-on traiter?
– Très bonne question. J'ai un début de réponse. On a ici l'équivalent des microalgues qu'on a récoltées dans ce bassin. On récolte une petite quantité mais on a un concentré de microalgue. Il va être dilué par le vigneron dans son pulvérisateur avec de l'eau. Il pourra ainsi traiter 1000m2.
– Il y a une odeur particulière ici. J'aimerais bien sentir ça. C'est quoi, l'odeur?
– Ce sont des odeurs auxquelles on n'est pas encore trop habitués. Le développement des cultures de microalgues est encore naissant. Je te laisse voir si ça te rappelle une odeur particulière.
– Ça me rappelle la truffe.
– Exactement.
– C'est fou.
– C'est étonnant de voir qu'on peut trouver dans la mer des microalgues qui vont avoir la même odeur que des organismes terrestres.
– Avez-vous testé l'algue aux vignes?
– Oui, on l'a testée au laboratoire dans un 1er temps et une fois qu'on a eu un résultat, on a demandé à l'Institut national de recherche agronomique de Bordeaux de réaliser des tests complémentaires, plus approfondis, pour avoir leur avis.
– L'INRA a mené des tests en laboratoire. Cet organisme public et indépendant a confirmé les propriétés de cette algue, notamment sur le mildiou. C'est la principale maladie qui touche la vigne. Un résultat qui a conforté Laurent dans ses recherches de solutions bio pour préserver la nature.
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