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Programmes de la nuit


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 1h34 sur TF1

–  Il y a le boulot à côté. La question ne se pose pas.
– Le boulot avant la famille. A la maison, cela commence à peser.
– On va faire à manger.
– Nathalie a 4 filles. Elle leur a appris à être autonomes dès leur plus jeune âge. A la différence de leur mère, la ferraille et le cambouis, les 4 soeurs ne l'ont pas dans le sang.
– J'aimerais bien habiter autre part que dans une casse. Mais ce n'est pas moi qui choisis.
– Pourquoi tu voudrais habiter ailleurs ?
– Quand on regarde dehors, on voit des voitures. Ce n'est pas génial. J'aimerais bien avoir un jardin, comme dans une maison normale.
– Ce n'est pas une maison normale ?
– Pour moi, si. Ça me fait marrer d'entendre ça. La maison est bien.
– L'intérieur, oui. Mais l'extérieur, non.
– Viens manger.
– Mais le plus important pour Marion et ses soeurs, ce serait de passer plus de temps avec leur mère.
– J'aimerais bien profiter plus d'elle. On grandit et on part. Et voilà.
– Je vais me remettre en question. On ne s'en rend pas compte. Je passe peut-être à côté de beaucoup de choses, c'est clair. Mais c'est difficile de faire autrement.
– Quels efforts Nathalie est-elle prête à faire pour se consacrer plus à ses filles ? Près d'Angoulême, Michel aurait bien aimé passer plus de temps auprès de ses chères épaves, mais il doit se faire une raison. Sa femme, Jeanine, vient de faire les comptes.
– En 2014, on a quand même mis 8.000 E dessus. Là, on a mis 3.000 E du truc personnel. On va être obligés d'en remettre.
– Vous avez perdu combien, cette année ?
– On va arriver à 5.000 E de déficit. Il faut arrêter.
– La casse perd 5.000 E chaque année.
– Je vais arrêter mon activité. Dans un an, 2 ans ou 3 ans maximum, je veux que mon parc soit vide, que tout soit nettoyé.
– Les quelques pièces vendues au comptoir ne couvrent plus les frais. Michel n'a d'autre choix que de trouver un repreneur ou de liquider son stock et tout envoyer à la broyeuse. Un crève-coeur pour les propriétaires de voitures de collection. Comme Alexandre, un jeune passionné et bon client de Michel.
– Vous allez bien ?