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Entrée libre


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 1h40 sur France 5

– Le créateur de la mythique chaise légère, comme de la tour Pirelli à Milan aura été l'un des designers les plus influents du XXe siècle.
– Des tables, des fauteuils, des chaises, une tour en béton et même de la vaisselle. Giovanni Ponti était un touche-à-tout. influencé par le style industriel. Le musée des Arts décos de Paris lui rend hommage à travers une grande rétrospective, 40 ans après sa mort. L'occasion de revisiter l'oeuvre de celui que la presse française surnommait "Le Corbusier italien".
– Gio Ponti est un Milanais. Il a contribué très profondément à changer le paysage milanais, que ce soit dans la fin des années 20, les années 30, par des constructions privées et des grands bâtiments, comme le bâtiment de la Rai ou le bâtiment de Montecatini. Ily a comme une sorte d'ironie du sort à faire cette exposition à Paris plutôt qu'à Milan. En même temps, ily a une dimension universelle chez Gio Ponti. Il a travaillé entre Denver et Caracas, entre Téhéran et Paris. Ça nous paraissait naturel de lui rendre hommage ici.
– En 60 ans de carrière, Gio Ponti a marqué le XXe siècle. Milan tout d'abord, sa ville natale, où il participe à la reconstruction d'après-guerre. Et pourtant, c'est bien à Paris que tout a commencé.
– En 1925, il arrive pour l'exposition des Arts déco. Il est assezjeune. Il est lié à la bonne bourgeoisie milanaise. Il a commencé à faire quelques travaux plus personnels. Tout d'un coup, l'exposition de 1925 lui permet de rencontrer et de croiser l'oeuvre de grands artistes comme Mallet-Stevens, Le Corbusier. Quand on est très jeune, ça marque beaucoup les esprits. Il dira toujours: "Avec Paris, ça a été une histoire d'amour."
– Il redéfinit l'intérieur moderne avec l'obsession d'un mobilier qui dure dans le temps. Parmi les plus emblématiques, la chaise Superleggera, ultralégère et peu gourmande en matières premières. Ponti défend l'artisanat et observe aussi les modes de son temps, comme lorsqu'il redessine le percolateur.
– C'est un homme libre. Il ne se cantonne à aucune étiquette en termes d'histoire de l'art.