logo Le moteur de recherche de la télé

C à vous


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 0h20 sur France 5

– pour les mêmes raisons. Vous avez J.Corbyn, eurosceptique, mais qui l'a toujours été. Il a toujours voté contre toutes les propositions européennes pour la Grande-Bretagne. Il a toujours dit non. Comment voulez-vous que comme chef de l'opposition, il soit un personnage énergique qui va contre T.May qui oeuvre pour le Brexit? Dans les partis, vous avez 2 leaders qui ont volé dans leur propre parti, une aile droite et une aile gauche, avec des idées opposées. Ils n'arrivent pas à être d'accord. C'est une version miniature de ce qui se passe partout dans le pays entre ceux qui sont d'accord et ceux qui ne sont pas d'accord. La frontière irlandaise, c'est la cerise sur le gâteau. Ils ne savent pas comment régler la situation.
– S.Matelly: Dans ce traité, il y a à la fois trop de choses et pas assez. Ily a le backstop, la frontière irlandaise, mais rien sur les futures relations commerciales et stratégiques. Les Britanniques sont très divisés sur tous les dossiers. T.May a pensé qu'elle pouvait solutionner les choses en se donnant du temps et en ayant cet accord a minima avec l'essentiel, mais pas grand-chose, et négocier au fur et à mesure, mais les brexiteurs ont compris que ça nous engageait sur un Brexit qui pouvait prendre une vingtaine d'années, voire plus.
– A.de Tarlé: Question.
– S.Matelly: Pour l'instant, l'UE. La balle est dans leur camp. Il faut l'unanimité.
– A.de Tarlé: Elle y est disposée?
– S.Matelly: Ils se positionneraient contre si l'accord de retrait n'était pas validé. Ils sont obligés d'avoir une position ferme dans la perspective d'un report.
– Philippe Turle : La seule exception, c'est que si la Grande-Bretagne supprime le Brexit parce qu'ils n'arrivent pas à trouver un accord, ils peuvent le faire unilatéralement. Ils n'ont pas besoin de l'accord de l'UE.
– J.-M.Daniel: Ils ont essayé de diviser les Européens. On a parlé des Tchèques qui sont allés voir les Suédois. T.May a essayé de mettre en avant le réseau des pays eurosceptiques et traditionnellement libéraux. Dans les négociations européennes, il y a des pays favorables à une Europe interventionniste, et d'autres qui envisagent l'Europe comme une vaste zone de libre-échange.