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C à vous


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 0h20 sur France 5

– Sentiment partagé mardi sur ce plateau par l'écrivain algérien K.Daoud.
– Ce qui s'est passé hier est une victoire symbolique, mais ce n'est pas une victoire politique. On a obtenu 3 semaines de marche pour avoir un président qui reste mais pas d'élection. Il dit qu'on va vers une transition, mais il ne fixe pas de date. On se retrouve avec le même gouvernement. Nous avons marché. Les jeunes ont marché. Ils ont exprimé une voix, mais le régime ne cède en rien.
– Maxime Switek : Les manifestations se sont poursuivies à Alger avec, comme symbole, ceci. C'est un Post-it. Les manifestants en ont collé partout. Sur chaque Post-it, un message, un cri du coeur. On manifeste aussi à Paris. Un nouveau rassemblement est prévu ce week-end. Nos reporters ont rencontré quelques-uns des organisateurs, des Algériens, des Franco-Algériens qui cherchent leur place dans ce mouvement.
– Ici, on fait un prolongement, un écho de ce qui est fait à Alger.
– Nous, les Franco-Algériens, on n'est pas des donneurs de leçons. On est là pour être des porte-parole à l'étranger. Nous partageons leurs revendications.
– Il ne faut pas donner des leçons. On est là pour se construire. Nous sommes l'immigration la plus importante et la moins organisée en France! C'est le moment pour nous de nous organiser.
– On a cette chance d'habiter dans un pays plus démocratique que l'Algérie. Rien ne nous pousserait à réfléchir ou à s'engager par rapport à ce qui se passe en Algérie. On a notre famille là-bas. On n'a pas à se justifier.
– Maxime Switek : Dimanche, tous seront place de la République à Paris. Mais quel message veulent-ils envoyer?
– Tout le monde est d'accord sur la suite de ce système. Mais derrière, qu'est-ce qu'on propose? Quelle vision on a envie de donner à cette Algérie? Notre rassemblement, il faut le politiser.
– On ne peut pas. On peut mener des slogans contre le système.
– Les citoyens qui viennent parce qu'ils ont envie de parler, n'ont pas envie de nous écouter.
– On doit envoyer un message à Macron à travers ce rassemblement. "Laissez-nous tranquilles. On n'a pas besoin que vous cautionniez le pouvoir algérien.