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C à vous


diffusion le samedi 16 mars 2019 à 0h20 sur France 5

– J.-L.Debré: Oui, parce qu'on prend soin de sa santé. J'avais une bière et un saucisson.
– A.-E.Lemoine: Planqués? J'avais envie de lui faire plaisir. Je n'allais pas lui amener des macarons. Je lui amène ce qu'il aime.
– Mike Ruggieri : Cet après est aussi difficile pour Bernadette Chirac qui déménageait encore des sacs-poubelle pleins d'affaires alors que Sarkozy était intronisé par vos soins dans le salon d'honneur de l'Elysée. C'est ce que raconte E.L'Eléouet dans son livre sur Bernadette.
– Bernadette Chirac : Ce n'est pas un long fleuve tranquille, la vie avec J.Chirac. Tous les matins, il me répète: "Vous avez une chance immense de m'avoir épousé." Il en est convaincu.
– Jacques Chirac : Je trouve que ma femme a raison quand elle affirme qu'elle a eu beaucoup de chance de m'épouser. Mais pour dire la vérité, la réciproque est également vraie.
– J.-L.Debré: C'est aussi une chance pour moi de partager avec lui des instants de détente et des moments sérieux.
– Mike Ruggieri : Pourriez-vous revenir sur "un instant de détente"? Il raconte si bien vos rapports à tous les 3. C'est à Saint-Tropez.
– J.-L.Debré: Un jour, il m'appelle: "Viens me rejoindre à Saint-Tropez." J'Y vais. Le 1erjour, on fait le marché. Il peut recommencer à goûter tout. Le 2e jour, il me dit qu'il a trouvé un restaurant très bon. "On va y aller tous les 2." Je réponds: "Bien, Monsieur."
– A.-E.Lemoine: Vous le vouvoyez toujours.
– J.-L.Debré: Je le vouvoie, je l'appelle "Monsieur" parce que beaucoup de gens avec qui il a travaillé le tutoient et l'appellent "Jacques". Et il y a le respect de la fonction. On fait le marché. Il me dit: "Bernadette vient nous rejoindre." Ce n'est pas un drame... Quand on arrive au restaurant au bord de la plage, je comprends tout. Pardon de le dire, mais je me dis: "Merde, ça ne va pas être facile!" Les serveuses vous accueillent les seins nus. Le déjeuner se passe bien. Chirac me fait: "T'as vu?" Bernadette me regarde... Le soir, à table, elle me demande ce qui m'a pris d'emmener Chirac dans ce restaurant. Je lui ai dit que c'était pour le divertir.