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Le Périgord noir

Les 100 lieux qu'il faut voir


diffusion le jeudi 14 février 2019 à 8h40 sur France 5

– Ancien champion d'Europe de canoë, il ne compte plus les heures passées sur la Vézère. Cet affluent de la Dordogne, Philippe en connaît chaque recoin. Des secrets qu'ilva révéler à son ami Serge.
– Bonjour, Philippe.
– Bonjour, Serge. Ça va ?
– Bien et toi ?
– Oui.
– Installe-toi. Va à l'avant. Je dirige le bateau.
– Je suis dans le bon sens ? C'est toi qui diriges.
– Ça marche.
– C'est quoi la particularité de la Vézère ?
– Moi, c'est vraiment son côté sauvage. C'est pas accessible autrement qu'en canoë. Là, on arrive à Belcayre. "Belcayre", c'est la "pierre" en occitan. Ça veut dire "belle pierre".
– On dirait une proue de bateau.
– La tour est du 15e siècle. C'était une tour de garde pour surveiller la vallée.
– Les bords de la Vézère ont toujours été habités. Depuis le paléolithique, la falaise calcaire, sculptée par l'érosion, offre à l'homme une protection naturelle et de nombreuses richesses.
– On va dans un endroit spécifique de la Vallée de la Vézère, c'est un abri sous roche. De l'eau qui tombe, parce qu'on est sur un plateau calcaire. Le calcaire, c'est une éponge. Dès qu'il pleut, ça accumule de l'eau. C'est de l'eau de pluie qui est tombée l'hiver dernier. Le temps qu'elle traverse l'épaisseur du calcaire, déjà, elle s'est filtrée. Elle s'est rafraîchie aussi. C'estjoli, c'est merveilleux. Allez, on va continuer la descente.
– Appréciée de tout temps par les pêcheurs, la rivière est aussi, jusqu'au 19e siècle, une voie commerciale très empruntée. Saint-Léon est alors un des principales ports de la région. Pour l'imaginer, Philippe rejoint David. Antiquaire, David est incollable sur l'histoire de ce village, autrefois riche et animé.
– Ça va bien ?
– Oui.
– On est Place de la Mairie. On va découvrir Saint-Léon.
– Sous nos pieds ici, ily avait un grand port, avec des bateaux, des gabares, qui servaient au transport de bois, de tuiles, d'huile de noix, de vin, qui étaient acheminés jusqu'à Libourne. La remonte permettait de ramener le sel et les épices, qui servaient au négoce.
– Il devait y avoir du monde vu le grand bâtiment.