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C dans l'air


diffusion le jeudi 14 février 2019 à 5h25 sur France 5

– Claudia Weill : Beaucoup de militants de gauche, très engagés, soutenant la cause palestinienne, ne considèrent pas pour autant qu'ils sont antisémites, même si la loi française anti-boycott les désigne comme tels. C'est une affaire de sensibilité personnelle. Même au sein de la communauté juive, c'est compliqué. Certains sont très critiques au sein de cette communauté.
– César Roux : Ily a les propos d'Y.Benedetti. Il a fait une réunion publique le 10janvier. Il se revendique à la tête de ce mouvement comme antijuif, antisémite. Ily a des lois qui interdisent de tenir publiquement des propos comme ceux-ci en France. Des groupuscules d'extrême droite ont parfois été interdits.
– S.Quéméner: Cependant, ce sont des groupuscules qui disparaissent et qui se referment. Le GUD d'Assas a disparu et il est revenu SOUS une autre forme. C'est un moment particulier. Ily a de la place dans l'espace public et politique. Ily a une opposition entre le président de la République et M.Le Pen. Autour, il n'y a pas beaucoup de place pour le reste du paysage politique. On a l'impression de ne les avoir jamais autant entendus. Dans une enquête, il est indiqué que dans une ville des Pyrénées-Atlantiques, il a été trouvé un graffiti disant "Faurisson, résistance".
– César Roux : Un village de 240 habitants.
– S.Quéméner: Comment cette inscription peut se retrouver là? Avec l'aide des groupes Facebook, on se retrouve à être dans une boucle. On a les mêmes informations, les mêmes retours. Ily a une porosité. La porosité dans l'espace urbain fait que l'on retrouve ces inscriptions dans un village
– César Roux : Dans Le Monde, on lit que de l'habitant des cités au cadre BCBG des Yvelines, ce n'est pas l'apanage des groupuscules ciblés. C'est quelque chose qui infuse par le biais des réseaux sociaux. Tout le monde peut avoir accès à ce genre de propos.
– I.Trippenbach: Oui. C'est éclaté. Ça va bien au-delà des "gilets jaunes". C'était même avant eux. Quand le nouveau patron de la DGSI est arrivé, il a dit que le terrorisme restait une priorité, mais qu'il fallait aussi s'intéresser aux mouvements de l'ultradroite et de l'ultragauche.