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Le yéti de l'Himalaya

Dossiers Bigfoot


diffusion le jeudi 14 février 2019 à 1h15 sur France 5

– C'était la fin d'après-midi, le 8 novembre 1951. Shipton et le médecin de l'expédition, Michael Ward, travaillaient sur un glacier à quelques kilomètres d'ici. Tout à coup, ils sont tombés sur une série d'énormes empreintes qui se dirigeaient vers le glacier. Ils sont restés sans voix. Les traces mesurent 30 cm de long et 13 cm de large. Pour donner une idée de l'échelle, Eric Shipton pose son piolet à côté de l'empreinte. Découvrir des empreintes à cette altitude était inexplicable, au-dessus de la cime des arbres et loin de toute habitation. Ça ne ressemblait pas à des traces d'homme, d'ours ou de yak, les seuls susceptibles de se trouver sur un glacier à une telle altitude. Mais les Sherpas savaient exactement ce que c'était : des empreintes de yeti. Un autre membre de l'expédition, Tom Bourdillon, voit ces mêmes traces quelques heures plus tard. il écrit dans son journal cette phrase devenue célèbre : "L'Abominable Homme des neiges n'est pas un mythe".undefined
La photo fait la une des journaux du monde entier. Certains parlent d'un ours, d'autres d'un singe. Aujourd'hui, bien sûr, on crierait au canular. Mais, dans les années 50, on ne peut douter de ces gentlemen aventuriers. La découverte de ces empreintes ouvre un nouveau chapitre. La "yetimania" est née. Les sceptiques affirment que le manque d'oxygène lié à l'altitude peut provoquer des hallucinations de ce genre. Je vais bientôt découvrir que ce n'est pas son seul effet. Ici, le ciel est dégagé. Plus bas, le brouillard est épais et l'hélicoptère ne peut pas venir nous chercher. C'est trop dangereux, de rester ici cette nuit, on n'est pas accoutumés à l'altitude. On doit redescendre. On a le choix entre marcher 7 heures depuis le camp de base, jusqu'à une zone accessible pour l'hélico, ou trouver un endroit où passer la nuit. Mais comme il n'y a plus de soleil et qu'il fait froid, il faut bouger. Nous sommes ici depuis presque une journée et nous souffrons tous des premiers symptômes du mal aigu des montagnes. Ce mal tue chaque année. Et le seul traitement, c'est de redescendre.