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diffusion le jeudi 14 février 2019 à 0h40 sur France 3

– C'est avec ce chant de P.Domingo que vous avez découvert l'opéra.
– C'est justement "Perhaps love", cette chanson de John Denver, j'avais 12 ans et quelqu'un m'a donné ce disque de P.Domingo. J'ai écouté cette voix et j'en suis tombé amoureux. J'ai essayé de l'imiter. C'était un rêve pour moi de le rencontrer à Operalia en 99. J'étais très touché de voir cette scène, quand on a chanté cette chanson ensemble. Ça a fermé un cercle d'un rêve de beauté. Tout ce que je voulais, c'était chanter comme cette voix que j'adorais. Je chantais tout le temps des chansons d'amour.
– Mais non, pas etc. Encore! et vous l'avez rencontré en forçant un peu sa porte. Vous faisiez des petits rôles,
– Oui. Il est venu au Mexique chanter pour le président et pour le roi d'Espagne qui était en visite. J'ai dit au directeur du théâtre: "Donne-moi ton téléphone portable." Avec ce téléphone, j'ai passé la sécurité, je suis entré et je me suis fait passer pour l'assistant du baryton qui chantait avec lui. Après, j'ai joué le rôle d'un maquilleur. Et comme ça, à la fin, j'ai donné des fleurs à P.Domingo à la fin du concert. J'ai pu assister à ce concert et il se souvient de ça. Il était très touché.
– En somme, il faut du culot pour réussir dans ce métier?
– Moi je dis qu'il ne faut pas être trop sage. Il faut risquer.
– Quel conseil vous a-t-il donné, Placido?
– D'être moi-même. Le conseil le plus important, c'est qu'il m'a invité à regarder des répétitions avec lui. Ca, c'était la meilleure leçon de ma vie. Voir le plus grand, comment il répétait.
– Rolando, nous allons poursuivre notre soirée avec les jeunes talents que nous faisons découvrir à tout le monde ce soir. Il s'appelle Kévin Amiel. Il est né à Toulouse et c'est l'un des ténors les plus talentueux de la jeune génération. Il a été lauréat de nombreux concours de chant. Il a suivi une masterclass de Ruggero Raimondi. Il s'est déjà produit au théâtre du Capitole, à Toulouse, à l'opéra de Marseille et à l'opéra de Paris. Il a chanté Verdi, "Questa o quella", cet air de "Rigoletto", l'un des opéras les plus populaires de Verdi avec "La Traviata". C'est l'air du duc de Mantoue qui veut séduire Gilda, la fille de "Rigoletto" sans pour autant renoncer à toutes les autres femmes. elle ou une autre, cela m'indiffère, si l'une me plaît aujourd'hui, peut-être que demain ce sera une autre. C'est un air qui n'est pas du tout dans l'esprit MeToo. K.Amiel, "Rigoletto", Verdi