logo Le moteur de recherche de la télé

Je t'aime, etc.


diffusion le mercredi 13 février 2019 à 15h05 sur France 2

capture
– Au fur et à mesure, le public va partir. Quand l'humoriste va rester seul, il va comprendre que ce n'est pas drôle et arrêter. Allez vous asseoir à côté d'une personne seule.
– D.Burki: Comment déceler si notre enfant est victime
– Nora Fraisse : Il y a des signes, mais ils sont diffus. La victime a honte et se sent coupable, comme toutes les victimes en général. Elle se dit que c'est de sa faute. Elle se dit que si on la traite de merde ou de grosse, c'est vrai puisque tout le monde rigole. Ça commence dès l'école primaire. Il faut qu'on travaille sur le langage, la verbalisation des émotions. Quand un enfant est petit, on dit par exemple qu'il a été mordu parce que l'autre avait du mal à s'exprimer. Au sein d'un groupe, il faut apprendre à faire face et à se défendre. Il faut apprendre à rentrer dans un groupe pour sauver quelqu'un. Il faut apprendre à mettre le harceleur hors jeu.
– D.Burki: C'est visuel et ça fonctionne bien. Est-ce que votre mission a été soutenue par les pouvoirs publics?
capture
– Nora Fraisse : Non. J'ai démarré toute seule avec mon mari.
– D.Burki: Vous vous êtes débrouillés.
– Nora Fraisse : Je suis de passage. Je ne vais pas faire ça toute ma vie. On a de la chance d'avoir des bénévoles. On travaille avec zéro euro. Pas de débit, pas de crédit. On est plutôt bien. Un établissement nous a sollicités. C'est super. Mais ce n'est pas là Je veux aller là où on nous dit que le harcèlement n'existe pas.
– D.Burki: Vous pourriez débouler comme ça, sonner à la porte.
– Nora Fraisse : Oui. Maintenant, ça suffit. Une loi de 2013 a dit qu'il fallait avoir une action chaque année. Une action, ce n'est pas seulement mettre une affiche. Il y a eu le numéro 3020. Si vous avez un souci de harcèlement, appelez ce numéro.
– D.Burki: Quel est votre message?
– Nora Fraisse : Harceler, ce n'est pas jouer. Quand on est harcelé, on peut s'en sortir. La vie peut être belle. On peut y croire. Ne les croyez pas, ils ne valent rien. Vous, vous valez le coup.
– D.Burki: Merci. Revenez quand vous voulez. Merci infiniment. On avait besoin de vous en parler aujourd'hui.
capture