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Je t'aime, etc.


diffusion le mercredi 13 février 2019 à 15h05 sur France 2

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– On va demander à Manuela de rentrer et d'essayer de rentrer dans le groupe. Votre consigne, c'est d'essayer de l'ignorer.
– Tu veux que je faccompagne?
– Non. C'est bon. Je vais prendre le bus.
– Les jeux de rôle et l'interaction que j'ai durant les ateliers, c'est primordial. Un sujet qui serait purement oral de ma part n'aurait pas le même impact au niveau de la mémoire et de l'engagement.
– Il faut que tu grandisses! Non. C'est bon...
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– 0K. On s'arrête. Comment les avez-vous trouvés?
– Il est persécuté.
– Ces activités sont très enrichissantes pour tout le monde. C'est pour qu'on prenne conscience que le harcèlement peut être très grave.
– Ça arrive beaucoup. C'est fréquent. Peut-être que dans ma classe, certains se font harceler. Je ne suis pas au courant. Il faut en parler.
– On m'a harcelé par rapport à ma couleur de peau. On m'a dit que j'étais un singe, un mendiant, que j'étais moche.
– Il y a un énorme travail à faire au niveau de la formation des enseignants pour que l'on puisse intervenir rapidement.
– D.Burki: On peut applaudir ce travail extraordinaire. Pourquoi est-ce que la prise en charge globale est indispensable pour lutter contre le cyberharcèlement?
– Nora Fraisse : C'est un phénomène de société. Marion est une adulte. Elle a souffert de cyberharcèlement. Elle a eu du mal à se défendre alors qu'elle a la capacité intellectuelle pour le faire. Pour les enfants, c'est plus compliqué. C'est un problème de société. Si on vous dit que c'est seulement un problème d'école, d'éducation, Il faut travailler avec les enfants dès la socialisation. L'empathie qu'on a tout petits finit par partir. Pourquoi? Ce phénomène est un phénomène de groupe et de meute.
– D.Burki: Comment faire pour casser ce phénomène?
– Nora Fraisse : Il faut leur rappeler qu'ils ont tous une responsabilités dans ce harcèlement. Le harcèlement existe parce qu'il y a une victime et un groupe autour. Dans ce groupe, il y a des leaders et des témoins actifs ou passifs. Il y a celui qui ne dit rien, celui qui tient la porte. Je dis aux élèves qu'ils vont voir un comique qui n'est pas drôle parce qu'il vous dit "c'est pour rire".
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