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Je t'aime, etc.


diffusion le mercredi 13 février 2019 à 15h05 sur France 2

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–  D.Burki: C'est une vraie question, une question d'actualité importante. On va tous y faire face à un moment donné de notre vie. Parlons-en. Pour cela, 2 femmes extraordinaires vont venir sur le plateau. Elles ont décidé de mener un combat. Il s'agit de N.Fraisse et de M.Séclin. Bonjour. Merci d'être avec nous. Je suis touchée de vous avoir en plateau. On va expliquer ce qui vous est arrivé. Merci d'être là. Nora, vous êtes la présidente de l'association La Main Tendue. Vous allez nous raconter le point de départ tragique qui vous a menée à ce combat. Marion, vous êtes comédienne, youtubeuse. Vous avez été victime d'un grave cyberharcèlement il y a 2 ans. Vous avez été la championne de France du harcèlement en ligne. Vous vous êtes attribuée ce titre. Vous avez reçu près de 40 000 tweets haineux, des menaces de mort, des incitations au suicide à cause d'une vidéo qui, ironie de l'histoire, dénonçait le harcèlement des femmes dans l'espace public. C'était quelques mois avant MeToo.
– C'est trop mignon qu'un inconnu me donne son avis sur mon physique alors que je ne lui ai rien demandé. Si quelqu'un porte atteinte à ma tranquillité dans la rue, je ne vais pas lui filer une médaille.
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– D.Burki: Que s'est-il passé après la diffusion de cette vidéo?
– M.Séclin: Comme tous les sujets féministes sur Internet, la vidéo a été largement critiquée par beaucoup de personnes. Il y a eu un 2e effet. C'est devenu le cheval de bataille de beaucoup de jeunes garçons de me faire comprendre que j'avais tort et que s'ils draguaient une fille dans la rue, ils n'étaient pas méchants, pas des harceleurs.
Ça a augmenté. Tout le monde a décidé que j'étais devenue la femme à abattre. C'était facile, anonyme, en ligne. On n'était pas forcément conscient que je lisais les messages.
– D.Burki: Quel âge avaient ces internautes?
– M.Séclin: Entre 13 et 45 ans, je pense. Il n'y a pas de profil type. Il y a eu l'effet inverse... La sphère féministe des réseaux sociaux s'est dit que ce que j'avais dit, c'était une mauvaise image. Les féministes s'y sont mises aussi
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