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Télématin (suite)


diffusion le mercredi 13 février 2019 à 8h10 sur France 2

– C'était l'ascenseur émotionnel permanent. Il tient une histoire. Il m'a dit qu'on allait en faire un film.
– Si demain, tout s'arrête pour une raison ou pour une autre, je pourrais rentrer en disant que c'était une merveille. Je pourrais dire que j'ai trouvé ce que je cherchais et que je n'ai aucun regret. En tant qu'homme, je suis allé au-delà de ce que je pensais.
– Jérôme Cottin : L'idée, c'était de faire monter le spectateur à bord du bateau. Je vous rassure, 90 jours de mer, ce n'est que 1 heure 22 de tour du monde. On le fait rapidement.
– Charlotte Bouteloup : Mais on est avec lui.
– Jérôme Cottin : Absolument. C'est ce qu'on voulait faire. C'est pour ça qu'on a voulu en faire un film de cinéma. C'est faire en sorte que le spectateur, quand il le voit en salle, c'est comme s'il était à bord du bateau.
– Je ne sais pas pourquoi je pleure comme ça.
– Charlotte Bouteloup : Merci. Bravo.
– Jérôme Cottin : Merci à vous.
– Charlotte Bouteloup : Cette course, elle est en solitaire. Est-ce que le fait de vous filmer, d'avoir une caméra, c'était une façon de se raccrocher à la vie et d'avoir une présence?
– E.Bellion: Je ne sais pas si c'est l'objet. Il y avait une vraie relation avec le bateau. Je m'étais donné comme mission de documenter chaque étape de cette aventure. Qu'est-ce qui se passe quand on se dépasse? Qu'est-ce qui se passe quand on va On a peur, on a des doutes, on a la tentation d'abandonner. On fait un saut dans le vide et, derrière, on apprend à se connaître, à se faire confiance, à faire confiance au bateau. Il y a des moments de folie. Etre le plus sincère, ça m'a beaucoup aidé.
– Laurent Bignolas : Il faut s'habituer à parler dans le vide à une caméra.
– E.Bellion: Je crois que je parlais déjà aux spectateurs. Je souhaite que ce film me donne J'espère que les gens vont se rendre compte que les skippers sont des gens normaux.
– Laurent Bignolas : J'imagine qu'ils sont tous passés par là. C'est ce qu'on ne sait pas. Les plus grands ne nous ont jamais raconté ça. C'est pour ça qu'on est touchés. ce qu'ils ont vécu. Mais à leur façon, ils sont passés par ce stade.