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Télématin


diffusion le mercredi 13 février 2019 à 6h30 sur France 2

– Pour nous, c'est un angle extrêmement important pour travailler, libérer la parole. Pour illustrer cette campagne, nous avons fait un petit film qui présente une de ces situations que nous voyons sur le terrain. On voit une maman et une jeune femme, sa fille, qui se préparent le matin. Toutes les 2 se dirigent Sauf que c'est la maman qui rentre à l'école, pas la petite fille. Elle doit attendre la ménopause pour aller à l'école. La petite fille retourne à la maison et va faire les travaux domestiques: la lessive, la cuisine, etc.
– N.Birds: Au Népal, il y a le "chhaupadi", une tradition normalement interdite au Népal mais qui continue à perdurer dans les petits villages, qui veut que quand une femme a ses règles, elle est impure. Elle peut être déscolarisée ou exclue de la maison. Elle n'a pas le droit de toucher à la nourriture, de recevoir Dieu, donc elle n'a pas le droit de prier. Des femmes ont raconté leur vécu, leurs 1res règles, qu'elles ne savaient pas ce que c'était, qu'elles pensaient qu'elles étaient en train de mourir. Des jeunes filles de 10 ans nous disaient qu'elles trouvaient ça complètement normal. Elles étaient au courant qu'elles allaient être exclues mais elles l'acceptaient, c'était normal. Des femmes nous ont parlé de la ménopause. Elles se sont un peu moquées de nous en nous disant: "Vous êtes folles, en France, d'être tristes d'avoir votre ménopause. Pour nous, c'est une libération." On a eu beaucoup de témoignages d'hommes. C'est ceux qui m'ont le plus touchée, notamment celui d'un jeune homme de 16 ans, qui nous disait qu'il voulait se battre pour aider ses amies, sa petite soeur. Il a appris à coudre des serviettes réutilisables. Il a ramené sa bande de copains pour faire ça tous ensemble pour les filles du village. C'était un voyage incroyablement riche humainement. On en repart en ayant envie de se battre, nous aussi, plus fort, parce qu'elles nous ont vraiment donné de la force. On a eu un respect incroyable en entendant ces femmes et ces hommes se battre.
– Laurent Bignolas : C'est une façon de parler d'amour, de l'amour des autres, à la veille de la Saint-Valentin.