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Le mystère de la mort d'Hitler


diffusion le mercredi 13 février 2019 à 0h35 sur France 2

– Moscou a été très difficile à convaincre. Après des mois de négociations, notre demande a été validée. Nous sommes les premiers à avoir le droit d'expertiser ces ossements qui sont peut-être ceux du dictateur allemand. Pour P. Charlier, cette mission est la plus sensible de sa carrière. Les risques de manipulation russe sont réels, comme la fabrication de faux ossements. Le Français n'a pas le droit à l'erreur. Les résultats de son enquête auront un impact mondial. Pour échapper à toute tentative de contrôle de Moscou, nous avons refusé d'être assistés par un médecin légiste russe. Seul le Français examinera le crâne et les dents. Sur place, Lana Parshina l'attend. Cette journaliste russo-américaine fait partie de notre équipe. Avant l'arrivée du Français, elle se rend aux Archives d'Etat de la Fédération de Russie, le GARF, où se cache le crâne.
– Nous allons rencontrer les responsables des archives et discuter du crâne.
– Lana sait que l'accord que nous avons obtenu reste fragile. Un accord qui est suivi au plus haut niveau de l'Etat.
– C'est directement l'administration de Poutine qui décide pour ce type d'archives. Dépêchons-nous.
– Nicola' l'Vlermeidsov est le chef de la section spéciale des archives. Il a reçu l'ordre de sortir toutes les pièces du dossier Hitler.
– Ils existent, les documents originaux, les photos.
– Lana veut s'assurer que rien ne manque. L'autorisation obtenue par le légiste n'est valable qu'aujourd'hui. Il faut que le crâne soit prêt. Mais Nicolaï refuse de le sortir. Le personnel des archives traîne des pieds. Présenter le morceau de crâne à un étranger va à l'encontre de ce qu'ils ont appris pendant des années. Lana tente de contourner le problème et de faire jouer ses relations. Elle parle en russe.
– En vain. Elle a compris. Le succès de la mission dépend du bon vouloir des fonctionnaires Cette résistance des Russes, Philippe Charlier s'y était préparé.
– Je pense que l'accès à ces restes dépasse une simple identification médicolégale. Il y a des choses politiques voire géopolitiques qui nous dépassent.