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Enfants placés, les sacrifiés de la République

Pièces à conviction


diffusion le mercredi 16 janvier 2019 à 21h00 sur France 3

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– Honnêtement, on a des familles qui ont leur bébé à la pouponnière... C'est sensible comme sujet... Il y a des services qui sont en difficulté et le CDEF déraille sur certains aspects, peut-être. Il essaie et met tout en oeuvre pour se mettre en route et retrouver la bonne voie pour que ça ne se reproduise plus jamais. Mais aujourd'hui, c'est un système qui déraille.
– Barbara Proffit l'affirme: le centre a signalé tous ces faits à la justice et au Conseil départemental, la seule instance habilitée à orienter les enfants placés. J'ai donc sollicité le département etj'ai finalement réussi à décrocher une interview avec Emmanuelle Ajon. La vice-présidente du département est en charge de la protection de l'enfance et elle aussi va nous avouer son impuissance face à cette situation.
– J'ai envie de vous demander: vous voulez qu'on en fasse quoi, de ces On les met où? A la rue?
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– C'est à vous de répondre à la question, c'est vous qui avez en charge ce dossier-là.
– On signale à la justice, la Protection judiciaire de la jeunesse ne les prend pas. Certains des enfants au CDEF ont été diagnostiqués pervers sexuels. Je ne savais pas que ça existait si jeune, moins de 14 ans. Il faut du soin psychiatrique. Savez-vous s'il y a une unité de pédopsychiatrie en Gironde? De soin mais aussi où on peut vivre... On voulait en créer une, on ne peut pas.
– Pourquoi?
– Le service hospitalier n'est pas capable de fournir les médecins.
– Ça veut dire que vous, le département, vous n'avez pas de solution pour ces situations-là...
– Je ne peux pas être un hôpital psychiatrique, je n'en ai pas les compétences ni les moyens!
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