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Allô, docteurs !


diffusion le lundi 14 janvier 2019 à 14h40 sur France 5

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–  Dr S.Beley: La sildénafil est une molécule contenue dans un médicament qu'on donne pour traiter les dysfonctions érectiles. C'est à but vasodilatateur pour les artères. Il n'y a pas de toxicité pour la prostate.
– R.Boxelé: Question.
– Dr S.Beley: L'abstinence sexuelle n'est pas très bonne pour la prostate, en général. On peut développer une inflammation chronique de prostate. Une activité sexuelle régulière, quelle qu'elle soit, est recommandée.
– M.Carrère d'Encausse: Qu'est-ce que ça veut dire? Ily a souvent eu des papiers... Hebdomadaire? Quotidien?
– Dr S.Beley: C'est un petit peu difficile de dire ça, mais au moins hebdomadaire. Chez les patients qui ont une inflammation de prostate, quand l'éjaculation est rare, la situation a tendance à s'entretenir. Une éjaculation régulière, une fois par semaine, on va dire, a plutôt tendance à améliorer ce côté.
– Dr S.Beley: Il n'y a pas de risque à éjaculer tous les jours.
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– M.Carrère d'Encausse: Très bien.
– Dr S.Beley: Un traitement hormonal pour la prostate... Ily a les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase. Ily en a plusieurs. Ces molécules ont une conséquence hormonale qui fait que moins Cela peut expliquer les symptômes. Ça peut atteindre la libido et la qualité des érections.
– Dr S.Beley: Ça peut être lié à la prostate ou à une diminution relative du taux de testostérone Ily a un petit décalage entre le moment où l'orgasme est ressenti et le moment où le sperme est émis.
– M.Carrère d'Encausse: Il faut prescrire de la testostérone?
– Dr S.Beley: Oui, une fois qu'on s'est assuré que la prostate n'est pas trop grosse et qu'il n'y a pas de cancer. Quand on supplémente, la prostate gagne le manque de volume qu'elle avait subi par manque de testostérone.
– G.Gubian: Je n'ai pas été suivi pendant quelques années. Comme j'ai eu des symptômes, je suis retourné voir mon urologue. C'est là qu'il m'a parlé de la repousse symptomatique.
– M.Carrère d'Encausse: Vous y retournez quand?
– G.Gubian: Dans un an.
– R.Boxelé: Il n'y a pas de surveillance particulière après une intervention?
– Dr S.Beley: La surveillance se fait en fonction des symptômes. Si vous n'êtes pas embêté, vous oubliez votre urologue! Il faut garder en tête que le dépistage du cancer de la prostate fait partie des choses qu'il ne faut pas oublier, comme le dépistage du cancer du côlon. Ce sont des maladies fréquentes. Même si ça va bien au niveau urinaire, entre 50 et 75 ans, il faut se faire dépister.
– M.Carrère d'Encausse: Merci pour vos réponses. Demain, on répondra à vos questions sur la dépression et la déprime. On verra la différence entre les 2. Demain, nouveau numéro de "Enquête de santé", consacré à l'homéopathie. Bonne après-midi.
– R.Boxelé: Prenez soin de vous
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