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La maison des Maternelles


diffusion le lundi 14 janvier 2019 à 9h20 sur France 5

–  Jézabel: Très différemment. Cette grossesse a été très facile. J'ai presque pu travailler jusqu'à la fin. Un accouchement express. J'ai perdu les eaux etj'ai dû accoucher une heure après. Rien à voir avec la première. Le bonheur. Avec Yaël, ily a une vraie ressemblance. C'est une sur deux.
– Agathe Lecaron : Vous vous êtes sentie encore plus mère?
– Jézabel: C'est différent. Elisa, ma grande, m'a rendue maman. Je l'aime de tout mon coeur tout comme j'aime Yaël, mais avec elle, ily a ce petit côté miroir. Quand je la vois, je me vois. J'adore quand les gens me disent que Yaël me ressemble.
– Agathe Lecaron : Est-ce que vous avez l'impression que ça a conditionné vos rapports avec vos filles?
– Jézabel: Je pense. Elisa est plus pudique, plus indépendante, moins démonstrative, mais on a un lien très fort toutes les 2. Yaël me ressemble physiquement, mais aussi au niveau caractère. Elle est plus démonstrative, plus câline.
– Bru Muller : Est-ce que vous avez envie de les emmener en Algérie?
– Jézabel: J'aimerais bien. C'est la racine. C'est ce que je leur dis aussi. Moi-même, j'aimerais découvrir ces 2 pays, parce que ce sont mes origines. Les faire découvrir à mes filles, c'est quelque chose de très important.
– Marie Perarnau : Est-ce qu'il y a des traits de caractère communs aux mamans nées sous le secret?
– N.Lancelin-Huin: Tout est question de biologie, d'attachement. Quand on est née dans ces conditions, on a forcément été en vigilance sur la question du lien. On a tendance a beaucoup couver. Ce que je trouve très joli, c'est cette notion du miroir. que la naissance de vos filles a changé votre regard sur votre mère biologique?
– Jézabel: Quand on sent son bébé bouger, c'est quelque chose de super. Quand on prépare la chambre, les vêtements... J'ai ressenti une immense tristesse pour elle. Devoir accoucher et laisser son bébé, pour moi, c'est une réelle souffrance. Si elle a fait ça, c'était pour que moi je puisse avoir une belle vie.
– Agathe Lecaron : Vous vous êtes dit que c'était un acte d'amour.
– Jézabel: Franchement, oui. Il n'y a pas eu de colère.