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Ça commence aujourd'hui


diffusion le lundi 14 janvier 2019 à 13h55 sur France 2

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– Elle m'a même associé au démon. Elle me rejetait totalement. Je ne pouvais pas rester carje représentais le démon. Tout ce que je lui disais, elle me répondait: "Tu parles à la place du démon. Tu ne peux pas comprendre."
– Félix Bollaert : Vous vous en souvenez?
– Régine: Bien sûr. Je me souviens de tout. Au moment présent, quand les événements se passaient, je n'en avais pas conscience.
Je n'arrivais pas à avoir conscience de ce qui se passait. Mais la conscience que j'avais, c'était la souffrance. Une souffrance terrible. Elle était surtout liée aux hallucinations. Elles se répétaient les unes après les autres. Je les vivais comme étant réelles, comme étant ma réalité. Tout ce qui venait de la vraie réalité était irrecevable. Quand on me parlait de maladie, de traitement, d'hôpital, je ne comprenais pas. Je pensais qu'on voulait me faire du mal.
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– Félix Bollaert : Ça rentrait dans l'histoire que vous vous racontiez.
– Dr F.Ferreri: Ce qui est difficile, c'est de prendre conscience qu'on est en dehors de la réalité. Quand on parle d'hallucinations, on pense aux voix. Mais les hallucinations, ce sont tous les sens. On peut avoir des sentiments de chaleur, avoir le sentiment d'un courant électrique, d'être possédé. C'est extrêmement douloureux à vivre. C'est une douleur mentale et physique. On a l'impression d'être électrocuté, manipulé de l'intérieur. Vous luttiez contre cette souffrance.
– Félix Bollaert : Vous avez eu ces courants électriques?
– Régine: Oui. J'avais des douleurs physiques. A un moment donné, Satan se manifestait en moi. J'avais tout mon corps qui bougeait totalement.
– F. Bollaert: Vous étiez possédée.
– Régine: C'était réel. Je luttais, je disais: "Tu ne m'auras pas! C'est moi qui vais gagner." Mon combat, c'était toujours d'essayer, de trouver des solutions pour le déjouer.
toutes mes hallucinations pour prévenir celles qui allaient venir, pour me protéger. J'avais ce besoin de protection. Je me protégeais. vraiment peur.
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