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Télématin


diffusion le lundi 14 janvier 2019 à 6h30 sur France 2

– Un cahier de doléances sert à réclamer le bien-être. Ce n'est plus un référendum comme on l'a vu avec le général de Gaulle qui en avait usé et abusé. Généralement, c'était une question. Là, il s'agit de faire des propositions. Ce n'est plus une question de la part de l'Etat. Ça remonte à très loin. Les 1ers cahiers de doléances sont liés aux 1ers états généraux. C'était une réunion voulue par Philippe le Bel. 2 causes permettent au souverain de réunir les Etats généraux, réunir le peuple pour savoir ce qu'il pense. Le premier cas, c'était en cas d'augmentation d'impôts. Le 2e cas, c'était si la nation suivait le souverain en cas de guerre avec des voisins. Philippe le Bel voulait le soutien du peuple contre le pape. Il va y avoir la guerre de Cent 1614, c'est les derniers Etats C'est Louis XVI qui, bousculé par le peuple, va proposer une réunion des Etats généraux en 1788 pour 1789. Il fallait, dans chaque département, dans chaque coin de France, réunir les électeurs... Il n'y a que les hommes qui votent. Il va falloir attendre longtemps pour que les femmes s'expriment. Les paysans ne sont pas forcément On va dans sa paroisse et on exprime ce que l'on souhaite. C'est marqué sur les cahiers de doléances. Voici des exemples anciens.
– Laurent Bignolas : C'est l'Eglise qui notait les revendications?
– EGersal: Très souvent. Parmi les commerçants, certaines personnes savaient écrire. Que ce soit dans les villes ou les campagnes, on allait auprès de sa paroisse. Les cahiers étaient rassemblés par ordre. Chaque ordre avait ses cahiers. On regroupait tout cela pour en faire 12. Une fois qu'on avait réduit, on allait jusqu'à Paris, jusqu'à Versailles et on les proposait.
– Laurent Bignolas : Il devait y avoir une tonne de documents.
– EGersal: Tout à fait. Ce qui revenait le plus souvent, c'était l'égalité du peuple devant la loi et l'impôt. Voici la réunion des Etats C'est une gravure. Le roi est au fond. A sa gauche, il y a les nobles. A sa droite, le clergé, et face lui, le tiers état. Là, il y a un vent de folie. Le roi décide de retirer son chapeau pour que tout le monde soit à égalité.