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Programmes de la nuit


diffusion le lundi 14 janvier 2019 à 1h35 sur TF1

– Hélène a dû se tourner vers les Restos du Coeur et le Secours populaire. Des milliers de mamans célibataires connaissent des difficultés comparables. Les familles monoparentales sont particulièrement exposées à la précarité.
– Lorsque Camille arrive avec son sac de courses, les premières mamans l'attendent
– Coucou.
– Chaque mois, elles sont entre 5 et 10 à assister à son atelier cuisine. Ces femmes ont en commun d'élever seules leurs enfants avec des revenus modestes. Et pour elles, bien manger sans trop dépenser est un enjeu quotidien.
– Je ne les mets plus à la cantine.
– Pourquoi?
– Niveau prix, je suis pratiquement à 6E le repas. Tu imagines multiplié par 3, je ne peux pas me le permettre.
– Camille, 31 ans, est salariée d'une association qui vient en aide aux mamans isolées. Elle choisit à chaque fois des recettes que ces femmes pourront refaire à la maison sans difficultés.
– Aujourd'hui, on fait des bricks, donc des samoussas au poulet avec des légumes. On choisit des recettes simples, pas chères, rapides et où on peut mettre des légumes que les enfants n'auront pas de difficultés à manger.
– Parmi ces mamans, certaines ne faisaient plus l'effort de cuisiner. Ici, elles retrouvent le plaisir de préparer des plats.
– J'ai inventé la pochette.
– C'est aussi un moment convivial entre femmes, sans les enfants.
– Pour les mecs, quand ils sortent en boîte.
– Mais surtout, cet atelier leur permet de rompre l'isolement. Depuis qu'elle y participe, Stéphanie, au chômage depuis 2010, a renoué avec une vie sociale.
– J'étais enfermée chez moi. Mes volets étaient constamment Je sortais juste pour emmener ma fille à l'école et c'est tout. Je rentrais chez moi et je faisais mon ménage. Ensuite, j'ai rencontré des gens du quartier etj'ai commencé à plus sortir et à rouvrir mes volets.
– Ces femmes vivent toutes dans une certaine solitude. Avec cet atelier, Camille veut les remettre dans une dynamique positive et leur redonner confiance en elles. Toutes habitent à Port Boyer, un quartier HLM de Nantes. 9 tours, 1 800 habitants. Dans ces immeubles, un appartement sur trois est occupé par un foyer monoparental.