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Programmes de la nuit


diffusion le lundi 14 janvier 2019 à 1h35 sur TF1

– C'est une chose qu'on perd un petit peu en ce moment, il me semble. Mais pas dans l'hôtellerie de luxe, où on garde les mêmes codes et ces mêmes traditions. Se balader dans un château toute la journée en queue-de-pie, tout le monde rêve de ça. Enfin, je pense.
– Une fois diplômé, Marty souhaite devenir consultant en étiquette et protocole.
– La cuillière à bouillon, il explique comment l'utiliser. Le détail, c'est ce qui fait la différence. On dit bien: "Le diable se cache dans les détails." C'est ce qui fait que quelque chose est extraordinaire ou pas: le détail.
– Ses parents paient son logement, mais pour régler les 54 000E que coûtent les 3 ans de formation, Marty a dû s'endetter, comme la moitié de ses camarades. En Normandie, dans le petit village de Saint-Just, Lola, la camarade de classe de Marty, vient chaque week-end se ressourcer auprès de sa famille. Sa mère, Sandrine, a travaillé 20 ans dans l'hôtellerie. Vincent, son père, est dans le milieu depuis l'âge de 16 ans. Lorsque leur fille leur a annoncé vouloir suivre leur voie, ils l'ont tout de suite mise en garde.
– C'est un travail décalé. Elle bosse pendant que les autres s'amusent. On est toujours à l'envers des autres.
– La clientèle n'est pas toujours plaisante. Il y a des gens qui sont très agréables, tu verras. Ils valoriseront ton travail. D'autres ne prendront même pas en compte ce que tu fais parce que c'est naturel pour eux.
– Sandrine et Vincent sont pourtant fiers du choix de leur fille. Et ce, malgré les a priori qui pèsent sur leur profession.
– Les gens prennent l'hôtellerie pour une voie de garage. C'est toujours plus valorisant de dire que son fils fait une école de droit ou de ceci ou de cela. L'hôtellerie, c'est juste servir à manger. Faire un métier de service, dans ce pays, on a l'air de croire que c'est un sous-métier. Le client, quand il repart satisfait, il n'y a pas mieux.
– A deux, les parents de Lola gagnent 3 300E net par mois. Impossible d'assumer le coût de la scolarité de leur enfant. Malgré les 6 000E de bourse accordés par le fonds de dotation de l'école, Lola a dû souscrire 58 000E pour couvrir ses frais de scolarité et d'hébergement.