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Afghanistan : voyage au coeur de la terreur

Enquête exclusive


diffusion le lundi 14 janvier 2019 à 0h40 sur M6

– C'est ça, décompresser, c'est enlever sa cravate. (il rit)
– Comme le reste du personnel, Thibault effectue des vacations. Il travaille deux mois et demi à Kaboul et a ensuite le droit de rentrer trois semaines en France pour décompresser. Car ici, les loisirs sont réduits au strict minimum, et cela se passe au sous-sol, dans la salle de sport. Tout le monde se retrouve le soir. Nathalie est la secrétaire de l'ambassadeur.
– Cinq fois par semaine au moins. Oui ! Musculation, cardio, le soir après le travail, le week-end... Ça permet de s'aérer un peu... et de rester en forme.
– Et même Son Excellence, monsieur l'ambassadeur, ne coupe pas à la règle.
– C'est obligatoire, ce type d'exercice ?
– Obligatoire, non, mais ça sert, oui. Il faut rester en forme. Ily a beaucoup de pression et on saitjamais ce qui peut arriver. On peut avoir besoin de courir très vite un jour, donc il vaut mieux se préparer.
– Mais cette pièce est un peu plus qu'une salle de sport. Contre les murs, des centaines de litres d'eau sont stockés.
– Les sportifs ne doivent pas boire cette eau-là. Elle est en réserve pour le cas où on utilise cette pièce comme salle de sécurité.
– En réalité, cette salle, c'est l'ultime refuge des Français. Si un commando terroriste réussit à s'introduire dans l'ambassade, c'est le dernier endroit où ils pourront s'enfermer en attendant les secours. (musique intrigante) Pendant que les Occidentaux s'abritent au coeur de la zone verte, les Afghans, eux, tentent d'oublier la guerre. du centre de Kaboul. Comme chaque matin, ces cavaliers entraînent leurs montures pour le bouzkachi, le sport national afghan. Ils travaillent dans le même haras, le plus renommé de Kaboul, celui de M. Ziauddin. C'est un médecin qui possède sa propre clinique à Kaboul. Comme tous les notables, il ne se déplace jamais sans son garde du corps. Passionné de chevaux, il s'est lancé dans cet élevage ily a huit ans.
– Les Afghans sont fatigués de la guerre. Alors, on aide les gens à penser à autre chose... et chaque hiver, on organise des compétitions de bouzkachi.