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Soir 3


diffusion le lundi 14 janvier 2019 à 0h05 sur France 3

–  D. Sportiello : Oui, toute la difficulté de l'exercice, c'est de cadrer les choses pour ne pas ouvrir la boîte de Pandore et en même temps d'élargir le débat pour ne pas donner l'impression de vouloir le verrouiller. Maintenant, je vous propose d'écouter deux réactions: celles de Danielle Simonnet, conseillère municipale LFI de Paris, puis de Laurence Sailliet, porte-parole du parti Les Républicains...
– Qu'apprend-on dans cette lettre? Eh bien, ce sera comme c'était prévu: "Cause toujours, de toute façon je ne changerai pas de politique." D'emblée, il confirme ce qu'il avait dit en décembre, qu'il ne reviendra pas sur ses mesures précédentes.
– Que fera-t-il des conclusions qui seront posées ou des réponses qui seront données? Evidemment, nous ferons tout pour que les choses fonctionnent mais j'émets quelques doutes quant à la faisabilité de l'affaire.
– D. Sportiello : Emmanuel Macron va lancer mardi le grand débat en Normandie, en présence de nombreux maires qu'il veut mettre au coeur du dispositif... qu'il les avait beaucoup négligés jusqu'à présent!
– Merci Danielle, nous continuons d'évoquer cette actualité avec notre invité, Nicolas Bay, député européen du Rassemblement national, bonsoir. Vous avez pris connaissance de la lettre d'Emmanuel Macron. Vos premières impressions?
– N. Bay : Je l'ai lue, c'est une lettre très longue. Je pense que c'était un bon moyen pour dissuader bon nombre de nos compatriotes de s'intéresser au sujet. Il évoque une trentaine de questions qui partent dans toutes les directions. On voit bien qu'Emmanuel Macron essaie de gagner du temps. Il y a aujourd'hui une colère très profonde et il ne veut pas y répondre. Il pose des questions mais ce sont des questions fermées, orientées. Il n'envisage que de modifier à la marge ses orientations politiques. Français. Si tant est qu'il puisse parler dans ce débat! Emmanuel Macron dit d'ailleurs à la fin de la lettre qu'il reviendra vers les Français mais pas de référendum ni d'élection.
– Vous découragez les Français de participer à ce débat?