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La drépanocytose, la douleur en héritage


diffusion le samedi 8 décembre 2018 à 6h00 sur France 2

– C'est l'examen qui nous permet de savoir si ce patient est drépanocytaire ou non. Et je veux conclure en vous montrant l'image de ces 2 jeunes gens qui se rendent dans un centre de santé pour faire un dépistage, parce que c'est important de se connaître avant de s'engager, avant de prendre une décision, car les conséquences de cette maladie sont graves. Cette maladie s'attaque à l'être humain de la tête aux pieds. Mieux vaut prévenir que guérir.
– Au centre hospitalier Monkolé, les équipes du Pr Tshilolo travaillent sans relâche à améliorer la santé des drépanocytaires. En RDC, comme dans la plupart des pays du monde, les malades doivent s'accommoder de la pathologie toute leur vie. Mais les progrès de la science offrent de nouveaux espoirs.
– Il y a une possibilité de guérir de la drépanocytose. C'est la greffe de la moelle, qui a beaucoup évolué. Avant, il fallait bombarder le sujet de radiations, lui donner des gros produits qui détruisaient sa moelle pour la remplacer avec une moelle compatible, généralement de quelqu'un de la même famille. La médecine a fait des progrès. On fait de la greffe de moelle avec des moyens moins agressifs et avec des compatibilités qui font qu'on peut trouver un donneur qui n'est pas nécessairement son propre frère ou sa propre soeur.
– La moelle osseuse produit en permanence les globules du sang. Pour bénéficier d'une greffe, le patient reçoit un traitement préparatoire. Par une chimiothérapie, sa moelle est détruite et ses défenses immunitaires diminuées pour éviter le rejet. Ensuite, la moelle du donneur puis transfusée au malade. Quelques mois plus tard, après une période de confinement, il n'a plus besoin de traitement. La moelle du receveur produit désormais de l'hémoglobine normale.
– Nous pensons que dans les années à venir, dans 3 à 5 ans, la greffe pourra être accessible aussi, je l'espère, en RDC.
– Salif, 16 ans, a été greffé il y a 6 mois, à l'hôpital Robert Debré à Paris. Il a reçu la moelle de sa petite soeur. En compagnie de sa mère, Salif a rendez-vous avec le Pr Jean-Hugues Dalle, le médecin qui l'a greffé.