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Programmes de la nuit


diffusion le samedi 8 décembre 2018 à 2h40 sur TF1

– Ou alors, on vit en dictature. Mais il faut le dire. Et on s'organisera.
– Avez-vous peur de nouveaux débordements et de ce climat insurrectionnel, samedi?
– Bien sûr que j'en ai peur. Encore une fois, l'intransigeance qui a été le choix du gouvernement pendant de longues semaines a évidemment radicalisé le mouvement. Non seulement a radicalisé le mouvement, mais en réalité, a permis l'émergence de toute qui sont des revendications légitimes, parce qu'au fond, on s'aperçoit que c'est le modèle qui est remis en cause. C'est le modèle d'Emmanuel Macron qui est aujourd'hui remis en cause. C'est le mépris, l'humiliation, que ressentent les Français de la part de leurs dirigeants On voit bien que c'est personnel, si je puis me permettre. C'est entre le peuple français et le président de la République que le problème existe. C'est donc à lui de le régler. Or, que voit-on? On voit un président de la République qui se cache. Il se cache à l'étranger, à l'Elysée. Il refuse de prendre la parole. Il faut qu'il prenne son courage à 2 mains, Emmanuel Macron. Il faut qu'il cesse d'avoir une vision hostile du peuple qu'il dirige ou d'en avoir peur. Il faut qu'il prenne la parole, qu'il leur parle. Il a pris 2 fois la parole, 2 fois, il ne leur a pas parlé. Comment voulez-vous que les Français ressentent cela?
– Il faut manifester pour ceux qui le souhaitent, c'est leur droit. La Constitution donne ce droit. Il faut manifester dans le calme. Je pense aux forces de l'ordre. Ce sont des hommes et des femmes. Ce ne sont pas des robots casqués. Evidemment, c'est extrêmement dangereux pour eux. On a vu des images très traumatisantes la dernière fois, de CRS pris à partie, avec une volonté d'en découdre de manière extraordinairement violente. Ce n'est pas possible.
– A.Gindre: Marine Le Pen et Eric Woerth évoquaient tous les 2 ce climat de violence extrême. Les Gilets jaunes doivent-ils tous se désolidariser des casseurs? Voici Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, et Pierre Dharréville, député du Parti communiste français.