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Programmes de la nuit


diffusion le samedi 8 décembre 2018 à 2h40 sur TF1

– C'est un propos très fort. On va y revenir dans un instant et réécouter les principales déclarations politiques et de ces derniers jours avec cette question: les Gilets jaunes doivent-ils rester chez eux pour éviter les violences? Voici la réponse de Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, et d'Eric Woerth, député Les républicains.
– Le mouvement des Gilets jaunes est un mouvement du peuple français qui n'est pas encadré par les partis politiques et qui n'est pas encadré par les syndicats. Donc chaque Français, chaque Française, en son fort intérieur, en conscience, va voir si les annonces qui ont été faites par le gouvernement correspondent Si ça correspond à leurs attentes, ils n'iront pas manifester. Si ça ne correspond pas à leurs attentes, ils iront manifester. Je n'ai pas à donner des instructions. Evidemment, tout le monde a appelé à ce qu'il n'y ait pas de violences. Il faut arrêter avec ça. J'ai trouvé qu'objectivement, le Premier ministre s'était mal comporté dans la manière dont il a, en quelque sorte, essayé de reporter sur les syndicats patronaux ou de salariés, sur les éditorialistes ou sur les responsables des partis politiques ce qui relève quand même de la responsabilité du gouvernement. Qui a acheté des millions de Français dans la rue? C'est eux. Qui a jeté les CRS contre ces millions de Français? Qui, par leur intransigeance, a créé la radicalisation de ce mouvement? La 1re des choses honorables en politique, c'est d'assumer ses responsabilités.
– Vous y avez participé un peu en soutenant le mouvement dès le début et en distribuant des tracts, notamment.
– Monsieur, je fais de la politique. Je veux que ça change. Ça fait des années que je le fais. Par conséquent, quand des Français s'élèvent en réclamant ce que je réclame depuis des années, évidemment que je les soutiens. Je ne suis pas un commis du gouvernement, moi. Je ne suis pas aux ordres d'Edouard Philippe. Je ne suis pas son salarié. Je suis la cheffe de l'opposition. Donc vous n'allez pas me reprocher, comme cheffe de l'opposition, de défendre un modèle politique économique qui soit radicalement différent de celui qui est porté par Emmanuel Macron.