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Programmes de la nuit


diffusion le samedi 8 décembre 2018 à 2h40 sur TF1

– Deuxièmement, des pouvoirs successifs qui font comme si cela n'existait pas, en ignorant ses pensées qui travaillent, pour ne se soucier que de ceux qui sont plus pauvres ou de ceux qui s'en sortent bien, quoi qu'il arrive. Troisièmement, la gouvernance solitaire et l'arrogance d'une majorité ou des majorités successives qui, concernant la vôtre, ne peuvent plus durer et n'auraient jamais dû commencer. En effet, avec le chamboule-tout de la présidentielle, vous auriez dû comprendre que vous avez été élus par une demande de plus de respect et de considération de la part de nos concitoyens qui ont défait les structures politiques existantes en espérant de nouvelles pratiques, ce que vous appeliez le Nouveau Monde. Hélas, 18 mois après, celui-ci est déjà mort et bien mort. Au lendemain de sa victoire, votre majorité a immédiatement repris l'arrogance de ceux qui les ont précédés. Pensant qu'avoir une majorité absolue dans cet hémicycle, grâce à un système électoral déséquilibré, vous donnez le pouvoir d'avoir raison toujours et de ne jamais écouter personne, même les opposants, qui, comme le groupe UDI et Agir indépendant, ne demandaient qu'à servir les Français.undefined
Et cette arrogance, elle va des petites phrases humiliantes du président de la République qui ont été rappelées tout à l'heure, au vote de cette taxe sur les carburants, insupportable pour les Français qui ne vivent pas au coeur des grandes métropoles mondialisées, qui ont besoin de faire 60 ou 70km parjour avec leur voiture pour travailler, pour conduire les enfants à l'école ou pour faire leurs courses. dans toutes ces décisions-là, vous n'avez pas su entendre ceux qui cherchaient à vous alerter et à aider les Français. Mais dans ces moments graves, je ne suis pas venu à cette tribune pour vous expliquer combien nous avions eu raison avant les autres ou plus que les autres. Je veux plutôt lancer un appel à la responsabilité de tous et tracer les perspectives afin que ce que nous vivons, M. le Premier ministre, s'achève, sans remise en cause de nos principes démocratiques, sans violence et, si possible, sans mort supplémentaire.