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C à vous la suite


diffusion le samedi 8 décembre 2018 à 1h20 sur France 5

– Ma mère regarde encore ses chaussures face à eux.
– A.-E.Lemoine: C'est une éducation.
– Mike Ruggieri : Quand le mot "autisme" est prononcé pour la première fois par un médecin, vous dites que d'abord, ily a la peur et très vite, le soulagement.
– Elizabeth Tchoungui : Bien sûr. Je savais que j'allais enfin trouver les meilleurs moyens pour accompagner mon fils. Dans mon enquête, j'avais vu que dans la Silicon Valley, il y a des start-up spécialisées dans l'intelligence artificielle qui ne recrutent que des autistes Asperger parce qu'ils ont des compétences que les neurotypiques n'ont pas. Pour des autistes, vous êtes des gens très bizarres! Je savais qu'ily avait un avenir possible pour mon fils. Je savais que c'était une course contre la montre. La plasticité cérébrale est optimale jusqu'à l'âge de 10 ans. C'est pour ça que j'avais cette intuition qu'il fallait aller vite.
– A.-E.Lemoine: Après 10 ans, c'est plus difficile de modeler, de changer les habitudes?
– Elizabeth Tchoungui : Oui, d'où l'importance d'un diagnostic précoce. En France, on diagnostique encore trop tard. Aux Etats-Unis et au Canada, à 2 ans et demi, c'est fait. En France, c'est plutôt 6 ou 7 ans, voire pire.
– Antoine Genton : Après cette prise en charge médicale, ily a la prise en charge scolaire. Vous avez fait le choix de scolariser votre fils dans une classe classique, et non pas dans une classe pour inclusion scolaire. Pourquoi avoir fait ce choix?
– Elizabeth Tchoungui : L'expérience montre que les enfants autistes... La loi prévoit qu'ils doivent être scolarisés. Ils s'ouvrent grâce aux autres enfants. Ça a une influence très positive. Alexandre, avant d'entrer à l'école, était dans sa bulle. Il n'allait pas vers les autres. A l'école, il a des copains, il est invité aux anniversaires. La semaine prochaine, il a une pyjama party. Son accompagnante exceptionnelle a aussi servi d'interface avec les autres.
– Antoine Genton : Il faut demander à la Maison départementale des personnes handicapées, la MDPH, deuxième acronyme après AVS. C'est un déluge d'acronymes. Il faut déposer un dossier à la MDPH pour que la CDAPH puisse valider un PPS, remplir un GEVA-Sco...