logo Le moteur de recherche de la télé

C à vous


diffusion le samedi 8 décembre 2018 à 0h25 sur France 5

– Demain, un nouveau numéro de votre émission, consacré à M.Bernier. C'est ultra documenté. On voit qu'ily a eu 6 mois d'enquête.
– Karine Le Marchand : 4 mois d'enquête et 17 semaines de montage.
– A.-E.Lemoine: C'est un film de 2 heures, dans lequel on redécouvre M.Bernier.
– Karine Le Marchand : On sait pourquoi on l'aime. On perçoit qui elle est. Elle a l'air sympa et chaleureuse. Quand on voit ça, on se dit qu'on l'aime.
– A.-E.Lemoine: D'abord, revenons sur la saison 13 de "L'Amour est dans le pré". Vous allez à la rencontre des agriculteurs qui cherchent l'amour et qui vivent un quotidien difficile, précaire. Des oubliés qui grossissent les rangs des "gilets jaunes". Le 1er syndicat agricole prépare une mobilisation la semaine prochaine pour dire "stop" au matraquage fiscal. Comprenez-vous le besoin de ces agriculteurs et des Français de descendre dans la rue pour faire entendre leur voix?
– Karine Le Marchand : Ily a plusieurs façons d'être agriculteur. Il y a des agriculteurs très riches, d'autres qui font des céréales, qui saventjongler avec le cours du blé, qui sont avancés au niveau technologique. Les pires, ce sont les éleveurs, qui font du lait. Ils sont à la ferme matin et soir, tous les jours, sans prendre de vacances. Ils sont taxés et obligés, par l'UE, à avoir des normes de plus en plus pointues.
– A.-E.Lemoine: Ils sont écrasés par les normes?
– Karine Le Marchand : Bien sûr. Les normes d'hygiène ont évolué.
– Antoine Genton : On ne va pas s'en plaindre.
– Karine Le Marchand : Maintenant, quelqu'un qui voudrait s'installer par passion, je ne sais pas s'il y arriverait. C'est trop lourd, entre la technologie, l'exploitation et les bêtes. Ils ont peur qu'il y ait des gens qui viennent vérifier ce qu'ils font tout le temps. C'est compliqué. Au-delà de ça, ce sont des gens qui se sentent oubliés par la société, qui n'ont pas fait d'études classiques. On les a mis sur une voie de garage. Parfois, ce sont ceux qui, dans la famille, ne faisaient pas assez d'études.
– A.-E.Lemoine: On ne valorise pas ces métiers.
– Karine Le Marchand : On ne valorise pas les artisans et les métiers manuels.