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Météo outremer


diffusion le samedi 8 décembre 2018 à 0h52 sur France 2

– Si on vient de naître et qu'on attrape cette maladie. Après, on a des petits problèmes, et on ne peut pas beaucoup s'amuser. on ne peut pas faire de course.
– Et ce n'est pas juste ? Ce n'est pas très juste. On apprend dans la foulée qu'il n'y avait pas de traitement, ni d'espoir de traitement, qu'on va traiter symptôme par symptôme. Savoir ce que c'était était une libération, pour moi. Savoir que ce n'était pas ma faute et qu'on pourrait l'expliquer, c'était important. Quelques mois après la fracture, les médecins me faisaient comprendre que je ne remarcherais plus. Et il y a eu ce soir où je demande à ma mère: "Remarcherai-je un jour ?" Elle m'a simplement répondu : "Je t'aime, et on est là pour toi." Elle ne savait rien me dire de plus pour m'expliquer parce qu'elle s'est battue pendant tout l'été. Elle a travaillé de façon acharnée pour remarcher. Je me suis dit: "Je ne peux pas le lui dire." C'était fini. Nous, on le savait. et je lui ai dit: "Je sais que c'est difficile." Et à partir de là, le combat a changé, afin d'appréhender sa vie autrement. Tu te brosses les dents ?
– Je vais te mettre mon parfum.
– Aujourd'hui, on en est là, avec des hypothèses à creuser, des points d'interrogation, mais plus rien au niveau de... On prend un jour à la fois.
– Au fond, je savais La réponse n'importait pas. Mais ce "Je t'aime, on sera là pour toi", c'était l'essentiel. Il y a cet amour d'une famille qui a vraiment été unie autour de moi, mais qui a été unie aussi pour elle-même. Mais cette maladie qui aurait pu faire éclater la famille est devenue au contraire un ciment.