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Alerte sous les tropiques : avec les gendarmes de Guyane

Enquête d'action


diffusion le samedi 10 novembre 2018 à 0h00 sur W9

– Le lendemain matin, rendez-vous du côté de la section de recherches de Cayenne. Aujourd'hui, une opération très spéciale est sur pied.
– On se met tous 2 targets. On a (bip) et (bip). Notre arrivée se fera par le Nord. 1ère équipe SR, qui va se placer au niveau de l'intersection.
– On a 6 personnes à mettre en garde à vue donc elle est importante.
– Le capitaine Christophe est chargé de l'interpellation. Ily a quelques mois, une bande de malfaiteurs a réalisé un hold-up et a emporté des marchandises pour une valeur de plusieurs dizaines de milliers d'euros. Après une enquête minutieuse, la SR, la section de recherches de la gendarmerie de Cayenne, a réussi à localiser les auteurs présumés des faits, et ce matin, elle compte bien les cueillir. (Musique de tension) En Guyane, le nombre de vols à main armée est 10 fois supérieur à la métropole.
– Les braquages comme ça, en Guyane, ça arrive ?
– C'est quasi quotidien. Sur l'île de Cayenne... Bon an, mal an, c'est 100-110 braquages par an.
– 100 braquages à main armée par an, c'est un tous les 3 jours. Direction la banlieue de Cayenne. La ville est entourée de squats. Problème : aucun nom de rue, aucun numéro pour se repérer.
– On arrive sur la zone, là, qu'on va investir. Alors, c'est beaucoup d'habitat illégal, construit de manière anarchique. Et le souci, quand on rentre dans une maison, on saitjamais sur quoi on va tomber.
– Pour éviter la moindre riposte armée, il faut taper vite et fort. En très peu de temps, le dispositif de la gendarmerie se déploie simultanément sur 4 squats.
– Il est où ?
– C'EST LUI. AU SOL ! AU SOL ! AU SOL! Aboiements
– L'une des personnes recherchées est immédiatement interpellée. Mais il en reste une autre sur cette même cible. Ils s'assurent qu'elle ne se cache pas quelque part. (Musique metal)
– Après avoir fait le tour complet de la maison, elle est introuvable. Quant au premier interpellé, il se trouve aussitôt un alibi.
– Le 15 juin ?
– Ouais.
– J'étais même pas là, j'étais avec la famille.
– On va avoir le temps d'en discuter. Là, maintenant, on a 96 heures de garde à vue pour démêler le vrai du faux.