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Alerte sous les tropiques : avec les gendarmes de Guyane

Enquête d'action


diffusion le samedi 10 novembre 2018 à 0h00 sur W9

– En Guyane, les accidents sont surtout liés au manque de visibilité, la nuit.
– Les nuits en Guyane sont très sombres et l'éclairage public est loin d'être suffisant.
– Le scoot, on le voit au dernier moment. Que ce soit sur le bord de la route ou en traversant les intersections. S'ily a pas de lumière... C'est pour ça que ça cartonne assez souvent ici.
– La voiture qui a percuté le père et son enfant est un peu plus loin. C'est une jeune conductrice. Elle est encore sous le choc.
– Donc, maintenant, l'accident, il a eu lieu, il faut que tu penses à toi. OK ? Ta santé... Le petit, ça va.
– L'ensemble des victimes va être transporté à l'hôpital de Cayenne en observation. A première vue, ily a eu plus de peur que de mal. La Guyane, ce n'est pas seulement Cayenne et sa banlieue, c'est avant tout une jungle qui représente 95 % du département. Une jungle difficile d'accès, hostile, où le non-droit règne en maître. Nous sommes sur le tarmac de la SAG, la section aérienne de la gendarmerie. Nicolas, le chef de l'antenne GIGN, donne ses dernières consignes à ses hommes. Les préparatifs sont complexes. Rien ne doit être laissé au hasard. Ce matin, ils partent en forêt pour une dizaine de jours en totale autonomie. Le milieu est hostile. Ils doivent déloger des orpailleurs illégaux et armés. Autrement dit, des chercheurs d'or sans foi ni loi.
– Donc on fait les derniers réglages, chacun s'équipe. Et ensuite, quand les 4 machines seront prêtes, on décollera. Sur zone, le but, c'est de profiter de l'effet de surprise avec l'hélicoptère. D'être posés le plus rapidement possible sur la zone. En arrivant, dès que les hélicos vont être entendus, Les garimpeiros vont commencer à s'enfuir, à faire disparaître le matériel. Donc faut arriver le plus vite possible sur une zone de vie pour nous emparer de matériel et pour pouvoir le détruire.
– Pour cette mission très spéciale, Nicolas travaille avec les forces armées de Guyane. A 4 hélicoptères, ils vont se rendre en rase motte sur les zones orpaillées. En formation serrée et le plus bas possible, les FAG, les forces armées de Guyane, se dirigent vers la zone où il faut "taper", comme ils disent dans leurjargon.