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Soir 3


diffusion le samedi 10 novembre 2018 à 0h30 sur France 3

– Sonnerie de clairon.
– Merci de nous avoir fait revivre ce grand moment. André Rakoto, bonsoir. Vous êtes directeur de l'office national des anciens combattants et victimes de guerre. Merci d'être des nôtres pour évoquer l'histoire de Georges Labroche, ce claironneur de la Victoire, resté si longtemps dans l'oubli...
– A. Rakoto : On parle du clairon de la Victoire, parce qu'entre le 7 et le 9 novembre 1918 se jouent trois actes... L'affaire est entendue, les Allemands sont prêts à jeter l'éponge et il faut en passer par l'armistice. Donc on se met d'accord de part et d'autre, et le 7 novembre, vers 20h, on entend résonner un cessez-le-feu du côté allemand. Les voitures se présentent à un poste français pour négocier la délégation qui a été désignée par le haut-commandement allemand. Et l'interprète va aller négocier avec le général Foch.
– S. Aramon : Qui était Georges Labroche? Il a seulement 22 ans en 1918...
– A. Rakoto : Il vient de Chaligny, près de Nancy, il a 22 ans. Il est donc le clairon de sa compagnie et il entend ce qu'il se passe car la compagnie où il est est mitoyenne de là où arrivent les Allemands le 7 novembre. Il entend la sonnerie, il la reconnaît, c'est le cessez-le-feu, il a du mal à y croire. Le clairon Sellier permet de cesser le feu pour les Allemands, pour négocier l'armistice. Et le lendemain c'est un autre clairon qui a été choisi, et malgré ces sonneries, ils n'ont pas réussi à interrompre les tirs allemands. Donc on a reporté au lendemain et c'est là que Georges Labroche, qui se trouve dans un coin avec ses camarades, se fait tirer de son confort par l'adjudant de compagnie, on a besoin de lui avec son clairon. C'est lui qu'on a désigné pour accompagner non seulement la ligne française, mais traverser les lignes allemandes...
– S. Aramon : Montrez-nous ces autres précieuses pièces d'Histoire que vous a prêtés la famille de Georges Labroche... De quoi s'agit-il?
– A. Rakoto : Nous avons un morceau du drapeau blanc qui était sur le Lorsque le véhicule a refranchi la ligne française, tout le monde s'est jeté sur le drapeau pour en prendre un morceau, et Georges Labroche en a gardé une partie.