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Défense légitime ?


diffusion le mardi 16 octobre 2018 à 20h55 sur France 5

– Ce jour, la radio ne recevra aucun appel en faveur de la victime. L'émission va provoquer la fureur de Philippe Soussi, l'un des avocats de la famille d'Anthony Asli, le braqueur. Dès le début de l'affaire, il a tenté de lutter contre l'emballement médiatique.
– La justice, c'est pas l'opinion publique ou alors on jette le code pénal et on fait des sondages.
– Mais pendant 4 ans, son message est resté inaudible.
– Quand on décide de faire une telle émission, un mois avant le procès, consacrée exclusivement au bijoutier, on invite au moins les conseils des parties civiles. On peut parler d'état d'ébriété médiatique. Que se passé-t-il ? du contexte de cette affaire. D'ailleurs, "liker" sur Facebook. 2 choses. C'est très intéressant. "Liker" un meurtre. C'est quand même quelque chose d'effarant. Quand on appuie sur le bouton terrifiant du "like"... Il est devenu, pour moi, un bouton terrifiant car 1 600 000 "like", on n'a jamais vu ça. Donc si le bijoutier venait à être acquitté... Je respecterai la décision, mais je considérerai que de placer le curseur de la légitime défense sur la peur de nos concitoyens, si légitime soit-elle, face à la délinquance, c'est une pure folie dans une société démocratique.
– A l'approche du procès, Philippe Soussi espère être entendu. Jusqu'à présent, la famille d'Anthony Asli n'a pas pu donner sa version des faits. En fer de lance, Alexandra, la soeur d'Anthony. Elle est à l'initiative de cette marche silencieuse quelques jours après son décès.
– En ce 20 octobre 2013, tu aurais fêté tes 20 ans, mais la lâcheté d'un homme ne t'a pas permis d'y arriver. Tu aurais dû être papa dans peu de temps. Tu étais jeune, mais tu aurais fait un papa exceptionnel. Ta femme est fière de porter ton enfant, fruit de votre amour.
– Allez, Alex.
– Ensemble, nous te souhaitons un joyeux anniversaire. On t'aime.
– Quelques centaines de personnes présentes, mais aucun média pour relayer la manifestation. Dur de défendre un jeune de 19 ans condamné 14 fois.
– On a passé 5 années horribles, sans répit. On nous a jetés sur la place publique.