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Franck Dubosc

Retour aux sources


diffusion le mardi 7 août 2018 à 22h50 sur France 2

– La construction de ce monument parisien fut ordonnée en 1670 par Louis XIV pour accueillir les soldats invalides, blessés de guerre. Il abrite aujourd'hui le musée de l'Armée. Pour Franck Dubosc, ce lieu choisi par le Souvenir français est hautement symbolique. Au terme de son enquête, il repense avec émotion au parcours de son grand-père et de ses compagnons de captivité en Allemagne, loin de leur famille. Et tous ces visages lui semblent presque familiers. Au même moment, une délégation d'anciens combattants s'avance en silence pour assister à la remise de la médaille. Venus de toute la France pour rendre hommage à Robert Plantrou, ils seront porte-drapeau pendant la cérémonie officielle. La remise de médaille a lieu dans les salons du Quesnoy de l'hôtel des Invalides. Franck Dubosc a convié 2 hommes qui comptent pour lui désormais. René Gilles et l'historien Christophe Woehrle. Robert Plantrou, lui, a pris place au 1er rang, juste devant son petit-fils.
– Cher Franck, chers amis ici présents, nous nous retrouvons aujourd'hui pour honorer la mémoire En suivant les pas de ce prisonnier de guerre, au travers de cette période de la 2de Guerre mondiale, nous avons suivi ensemble le destin humiliés, déracinés, mis au travail dans l'économie du Reich, laissant derrière eux un pays occupé, abattu, détruit, laissant leur femme, leurs enfants sans mari, sans père. Robert Plantrou revient en France, ses compagnons tombés pour la patrie, morts pour la France. Robert Plantrou a rejoint les combattants. Avec lui, tous ceux qui sont les laissés-pour-compte de la 2e Guerre mondiale sortent aujourd'hui de l'oubli.
– Merci.
– Je crois qu'on va vous remettre cette croix que votre grand-père, je ne vais pas vous l'épingler, parce que ça ne s'épingle pas sur les descendants mais sachez que cette croix du combattant, c'est celle que votre grand-père aurait dû avoir et qu'il aurait été sans doute fier de porter. Je vous l'enlève, faites attention et je vous la remets, en main propre. Je croyais que je ne serais pas ému. Enfin que... J'ai envie de lui remettre là.