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Les grands du rire


diffusion le samedi 16 décembre 2017 à 13h30 sur France 3

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– Il comprenait son époque. Il a orchestré les fureurs de ce siècle. Il était à la fois dur, doux et fragile. C'était quelqu'un de bien. Il ne s'habituait pas à vivre sans tendresse.
– Il a chanté la fureur de vivre à la manière d'Elvis. Quand il chantait "Je suis né dans la rue", on est loin de ça.
– C'était une expression. Il avait un foyer. Ce n'était pas un voyou.
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– Son père l'avait laissé.
– Des cousins l'ont recueilli. C'était des gens du spectacle, des saltimbanques itinérants. Ils ont emmené le petit Jean-Philippe avec eux. Pendant que le cousin et la cousine se changeaient dans les coulisses, Johnny et ses cousines s'amusaient à meubler sur scène. Il n'est pas allé à l'école.
– Il n'avait pas besoin de ça. Il avait le talent.
– J'm'appelle Jean-Philippe Smet. Je suis né à Paris. Vous m'connaissez mieux sous le nom de Johnny. Un soir de juin en 1943, je suis né dans la rue par une nuit d'orage. La 1re fois que je suis monté sur une scène,
– C'était au Vieux Colombier à Juan-les-Pins. Je n'avais pas encore enregistré de disque. Je passais en attraction après la danse. L'année d'après, en 1960, j'ai enregistré mon 1er disque et j'ai fait L'Alhambra. Il y avait un public au balcon. C'était un publicjeune des quartiers... un peu plus pauvres qui connaissaient cette musique-là par Salut les copains. Et le public dans le parterre qui ne venait pas pour moi, mais pour Raymond Devos. A l'époque, c'était la vedette. Ils n'avaient jamais entendu ce genre de musique. Ils se demandaient qui j'étais.
– Et pourtant, moins de 2 ans plus tard, il est, pour la France entière, l'idole des jeunes. Applaudissements.
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