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Les grands du rire


diffusion le samedi 16 décembre 2017 à 13h30 sur France 3

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– Y a des gens qui sont des artistes et d'autres qui n'en sont pas.
– Votre public est toujours aussi agité ?
– Ça dépend des endroits. Dans un palais des sports, l'ambiance se prête plus au déchaînement que dans un théâtre. Quelque chose en nous de Tennessee... Cette volonté de prolonger la nuit. Ce désir fou de vivre une autre vie. Ce rêve en nous avec ses mots à lui. Quelque chose de Tennessee... Cette force qui nous pousse vers l'infini. Y a peu d'amour avec tellement d'envie. Si peu d'amour avec tellement de bruit.
– Ainsi vivait Tennessee... Le coeur en fièvre et le corps démoli... Avec cette formidable envie de vivre. c'était son cri à lui. Le coeur en fièvre et le corps démoli. Sans un éclat de voix et sans un bruit. sans un seul ami.
– Johnny est venu avec ses musiciens, en direct. C'est la 1re fois.
– Oui. Et c'est dans ton émission.
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– Sur les antennes, vous avez dit que le play-back n'était pas fait pour vous.
– J'ai des problèmes carje ne chante jamais une chanson 2 fois de la même façon : mes lèvres ne sont pas synchrones. Et chanter en play-back, faire semblant de chanter, c'est tricher.
– Cette année, en 1979, vous allez fêter vos 20 ans de chanson. On dirait que vous êtes encore un gamin ! C'est passé vite ?
– Ouais, assez vite. On parle de mes 20 ans de carrière, mais j'ai commencé très jeune. J'ai commencé à 15 ans.
– Ces 20 années sont jalonnées par les succès et les rencontres ? 3 générations vous écoutent.
– C'est surtout les rencontres avec le public.
– Les jeunes filles de 15 ans à vos débuts en ont 35, elles ont des enfants, comme vous. Ça fait 3 générations. Vos projets ? On attend la 4e ?
– C'est ça ! A l'heure qu'il est, je sais qu'il est déjà trop tard, elle aura pris le 1er autocar. Sur la nationale, sur les bords de la Loire, elle voit des paysages, se raconte des histoires.
– ELLE L'OUBLIE.
– Ses cheveux blonds serrés dans un chignon mal fait, le soleil disparaît. Et la nuit va venir, le chauffeur fatigué cherche un restaurant et elle voudra dîner.
– Elle m'oublie...
– Et moi, je vais finir cette bouteille de vin en regardant la table, en me tordant les mains.
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