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Journal


diffusion le vendredi 15 décembre 2017 à 13h00 sur TF1

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– C'est horrible. J'ai des amis qui ont perdu des proches, des blessés... C'est horrible.
– Cette boulangère aussi a retiré ce matin de sa vitrine tout ce qui annonçait Noël.
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– On ne veut pas laisser de décorations, qui apportent de la joie. On n'est pas en joie, aujourd'hui. La moitié du village a le coeur brisé. On ne va pas faire la fête.
– Un Noël endeuillé et toutes les animations communales et associatives des prochains jours sont déjà annulées.
– J-P Pernaut : Une émotion et un choc terrible dans ce village, mais aussi au collège de Millas. Des psychologues y sont arrivés ce matin, Henri Dreyfus.
– H. Dreyfus: Oui. Signe de cette immense émotion, une centaine d'élèves sur les 400 que compte l'établissement ont eu le courage de s'y rendre ce matin. Des adolescents dévastés. Le tout dans une atmosphère de deuil, assez pesante. La plupart d'entre eux étaient accompagnés de leurs parents. Des parents qui nous ont confié ne pas imaginer déposer leur enfant comme d'habitude, mais qui ont tenu à les accompagner à l'intérieur de l'établissement et à passer cette matinée avec eux. Pas de cours, évidemment, mais une prise en charge par la cellule psychologique. 60 intervenants, parmi lesquels des infirmiers, des psychologues, des assistantes sociales, pour libérer la parole. C'est essentiel. Il faut verbaliser. L'un des médecins nous le confiait: cette catastrophe ne doit pas devenir un tabou, et d'ajouter que ce travail qui débute est un travail au long cours qui devra se prolonger plusieurs semaines encore.
– J-P Pernaut : Encore un drame à un passage à niveau. On ne sait toujours pas ce qui a vraiment pu se passer. Les barrières ont-elles fonctionné avant le passage du train? Y a-t-il eu une erreur humaine? La conductrice de l'autocar, blessée, n'a pas encore pu être entendue.
– Toute la nuit, les enquêteurs ont travaillé pour tenter de reconstituer l'accident. Le choc a été d'une violence extrême. Ce que l'on sait de manière certaine, c'est que le car scolaire quittait Millas et ramenait les collégiens chez eux.
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