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C'est au programme


diffusion le vendredi 15 décembre 2017 à 10h00 sur France 2

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– C'est beaucoup de travail. Qui dit concours dit souvent des fois qu'une place, donc il faut mettre la barre haut. Il faut déjà se prouver des choses à soi-même avant de vouloir les prouver aux autres. Mes parents ayant fait des sacrifices, c'était important de ne pas les décevoir. On vole une part d'enfance. On n'a pas la même enfance que les autres. J'ai entendu plein de choses. A l'époque, la danse n'était pas considérée comme un métier. La maladie de mon papa, j'en étais consciente sans vraiment l'être. Claude Bessy m'en demandait souvent des nouvelles, ce qui me semblait un peu étonnant, elle qui ne nous parlait pas beaucoup.
Mes parents m'ont préservée de cette situation. Les enfants sont très égoïstes à cet âge-là. Ma fille a cet âge. Ils sont autocentrés. Même si j'étais consciente de la gravité, ça fait partie de certaines choses que je peux regretter. Le sujet de mon papa est toujours difficile, parce que je l'ai perdu dans des conditions un peu... Bref. Il a toujours été très fier de moi. Mes parents venaient d'un univers médical. Ils avaient l'impression que je n'avais aucune chance, que je ne serais pas prise à l'opéra. *-Alors en 10 ans, 4 danseurs étoile hommes ont été nommés, sortant de notre école.
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– J'ai ce souvenir incroyable d'être arrivée avec maman, qui avait, pour l'occasion, essayé de me coiffer le mieux possible. Toutes les petites danseuses étaient coiffées avec un chignon haut. Moi, j'étais en chignon bas. Elles avaient une tunique rose, moi, une jaune. Pas loin d'être le vilain petit canard. A part mon envie, ma passion profonde pour la danse, je ne savais pas si ça allait marcher.
– Pour un vilain petit canard, c'est devenu un joli cygne.
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